Le 12 juin, la Cour de cassation rendra sa décision dans l’affaire Lionel Guedj, un ex-dentiste marseillais condamné à 8 ans de prison pour avoir mutilé des centaines de patients pauvres.
Affaire Lionel G : la Cour de cassation tranchera le 12 juin sur la condamnation du dentiste marseillais
Le sort judiciaire de Lionel G, dentiste marseillais condamné en appel à 8 ans de prison, sera fixé le 12 juin prochain par la Cour de cassation. L’affaire, qui a profondément choqué l’opinion publique, concerne la mutilation de près de 400 patients, pour la plupart issus de quartiers populaires de Marseille.
La haute juridiction a examiné les pourvois déposés contre la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, qui avait confirmé la culpabilité de Lionel Guedj et de son père, Jean-Claude G, le 20 octobre 2023.
« C’était une véritable machine à fric fonctionnant à plein régime », avait dénoncé l’accusation en appel, soulignant l’ampleur de la fraude et des violences infligées.
Des actes sans justification médicale sur des centaines de patients vulnérables
Entre 2006 et 2012, Lionel G a extrait ou dévitalisé des dents saines de patients modestes, leur posant des prothèses inutiles pour maximiser ses gains, notamment en surfacturant la sécurité sociale. Son père, également dentiste, a été condamné à 5 ans de prison pour complicité.
« Je n’ose plus sourire, j’ai honte », ont confié plusieurs victimes à la barre. Sur les 374 parties civiles reconnues, beaucoup ont évoqué des douleurs persistantes, des traumatismes psychologiques et une vie sociale brisée.
Un obstacle insurmontable à la prescription
Lors de l’audience devant la Cour de cassation, l’avocat général s’est prononcé en faveur du rejet des pourvois, à l’exception d’un point de procédure soulevé par le Fonds de garantie des victimes (FGTI), sans impact pénal.
Selon lui, la prescription des faits a bien été suspendue, car les victimes et la justice étaient dans l’incapacité de suspecter l’absence de justification médicale des actes dentaires réalisés.
La décision finale, attendue le 12 juin, pourrait sceller définitivement l’issue judiciaire de ce scandale médico-social majeur.









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