Près d’Aix-en-Provence, ce magni­fique mas provençal est célèbre pour avoir été la résidence du peintre Pablo Picasso.

Située au pied de la montagne Sainte-​Victoire, dans les Bouches-​du-​Rhône, la propriété est entourée d’un cadre champêtre typique de la région. Le château de Vauvenargues, datant du XIIIe siècle et avec une enceinte fortifiée du XVIe siècle, est l'un des édifices les plus intéres­sants de la région.

Une histoire riche et variée

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Photo : François GOGLINS /​ Commons

En 1257, la propriété appar­tenait aux arche­vêques d’Aix, avant de passer aux mains du roi René au XVe siècle, puis à de grandes familles locales comme celle d’Henri de Clapiers, seigneur de Vauvenargues. Henri de Clapiers, premier conseiller d’Aix et procureur du Pays de Provence, entreprit des travaux de rénovation majeurs qui donnèrent au château sa forme actuelle. 

En 1790, le château fut vendu à la famille Isoard, dont les blasons ornent encore les remparts et les portraits sont visibles à l'intérieur. Après une brève trans­for­mation en colonie de vacances, le château fut vendu en 1954 à la Société civile agricole du domaine de Vauvenargues.

L'époque Picasso

En 1958, le célèbre peintre Pablo Picasso, déjà installé dans une villa à Cannes, tomba amoureux de la bâtisse et de son domaine de 1 100 hectares. Inspiré par les paysages environ­nants et influencé par Paul Cézanne, Picasso réalisa une série d’œuvres aux tons rouges, verts et jaunes.

Il confia que ces lieux lui rappe­laient les décors espagnols qu'il chérissait tant. Avec son épouse et muse Jacqueline, Picasso installa son atelier et sa collection d'art person­nelle au château. En 1961, il déménagea à Mougins, mais resta lié symbo­li­quement au château, étant enterré devant le grand escalier principal avec sa dernière épouse après sa mort en 1973.

Un héritage préservé

Le château appar­tient désormais à la fille de Jacqueline, désignée héritière du peintre, et reste décoré avec les effets personnels de Picasso. Bien qu’il ne soit pas acces­sible au public, ce mas provençal demeure une partie intégrante de l'histoire du dépar­tement, dont les habitants sont fiers.

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