Les punaises de lit sont un véritable calvaire pour de nombreux habitants. La Ville de Nice, son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et Côte d’Azur Habitat, ont décidé de lancer un grand plan d’action pour les locataires du parc social. 

La chasse est lancée, les punaises de lit n'ont qu'à bien se tenir ! Lundi 13 septembre, La Ville de Nice et le principal bailleur social des Alpes-​Maritimes, Côte d'Azur Habitat, accom­pagnés du CCAS, ont dévoilé des mesures pour éliminer ces parasites.

Parce que, si le problème est sous-​estimé, il est bien réel. Selon une étude de l’Inserm datant de 2020, la région Provence-​Alpes-​Côte d’Azur est la 2ème région la plus touchée de France en matière de punaises de lit.

Un phénomène qui cause "déman­geaisons, stress, anxiété, troubles du sommeil" explique Anthony Borré, premier adjoint au maire de Nice. L'adjoint délégué à la santé, Richard Chemla, n'a pas manqué de préciser que "cela peut même aller jusqu'au suicide".

Un plan d'action inédit

Pour enrayer la situation, un vaste plan de commu­ni­cation va être mis en place dès le mois d'octobre. L'objectif est d'inciter les locataires victimes de ces petites bêtes à se signaler. 

"Souvent, les gens n'osent pas dire qu'ils en ont" regrette Anthony Borré. Seuls 68 dossiers ont été déposés auprès du bailleur social l'an dernier, et une quinzaine seulement pour le CCAS.

Un numéro de téléphone va être mis en place pour faciliter les opéra­tions et un point d'information verra le jour à la maison de l'habitat.

Les quartiers les plus touchés sont Roquebillière, les Liserons, Bon-​Voyage, Saint-​Augustin mais aussi le centre-​ville. Les locataires de Côte d'Azur Habitat sont concernés, mais aussi les proprié­taires et locataires privés.

Qui va payer ?

Selon les tarifs, il faut compter en moyenne jusqu'à 400 euros pour faire dispa­raitre totalement ces bestioles. Une somme impor­tante et "tout le monde n'en a pas les moyens" souligne le premier adjoint.

Pour aider les locataires, la Ville compte mettre en place une aide qui pourrait prendre en charge près de 50% des coûts. Un coup de pouce sur condi­tions de revenus qui sera délibéré au prochain conseil municipal.

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