C’est une vitrine qui arrête le pas et attire les souvenirs. Avenue Jean Médecin, à deux pas de l’effervescence urbaine, la confiserie Mimosa incarne une mémoire vivante du centre-ville de Nice. Depuis 1934, cette boutique à la devanture modeste ne cesse de régaler les Niçois et de traverser les générations avec la même douceur.
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Joan Mela est l’âme de la maison. C’est son père qui a fondé la confiserie en 1934, elle y travaille depuis l’âge de dix ans. « C’était une évidence, j’ai grandi dedans. À l’époque, les femmes allaient jusqu’au Bac, puis elles travaillaient avec les parents. Sinon, elles se mariaient et faisaient des enfants. Moi, j’ai fait les deux » sourit-elle.
Douceurs niçoises à l’ancienne
L’adresse a gardé toute son authenticité. « Le sol est d’époque, la boutique n’a pas changé. Quand les anciens passent devant, ils s’arrêtent et me disent : “Quand j’étais petite, je venais déjà là avec ma grand-mère.” » C’est un voyage dans le temps, une madeleine de Proust en plein cœur de Nice.

Ici, tout est artisanal et typiquement niçois. La grande spécialité, ce sont les fruits confits — travaillés à la main comme autrefois. Mais aussi les nougats, les chocolats, les pâtes d’amande, et les fameux macarons, fournis par un artisan de Cagnes-sur-Mer. « L’été, on propose aussi des glaces, et toute l’année, des produits locaux et de qualité. »
Joan le sait, pour durer, il faut aussi savoir s’adapter. « Je fais même les Haribo ! Si on veut continuer à faire du commerce et rester rentable, il faut vendre ce que les gens veulent. »
Une clientèle fidèle malgré les temps qui changent
Dans sa boutique, elle accueille aussi bien les fidèles que des vacanciers de passage, souvent des Parisiens « qui reviennent tous les ans, et qui connaissent la boutique par cœur. » Certains la remercient même de ne pas avoir changé. D’autres la découvrent, comme on tombe par hasard sur un trésor.

L’essor des grandes surfaces a bien sûr tout changé. « Quand j’étais petite, il n’y avait que les confiseurs qui vendaient des confiseries. Aujourd’hui, à Monoprix, on trouve tout. »

Dans neuf petites années, la confiserie Mimosa fêtera son centenaire. Et Joan prépare déjà la suite. « Mon fils devrait reprendre bientôt la boutique. Il est déjà dans la gastronomie. Je ne sais pas encore quel concept il développera, mais je sais qu’il respectera l’esprit de la maison. » Un esprit fait de constance, de passion, et de sucre. Beaucoup de sucre.
DROIT DE RÉPONSE LÉGAL
James Mela : « Dans votre article publié le 20 mai 2025 concernant la confiserie Mimosa, Mme Joan Mela indique que son fils devrait reprendre prochainement la boutique. Je tiens à préciser que cette déclaration est inexacte et préjudiciable, dans la mesure où une procédure judiciaire est actuellement en cours m’opposant à Mme Mela au sujet de la succession et de la propriété de cet établissement. En l’absence de décision de justice définitive, aucune reprise ne saurait être considérée comme actée. Il est essentiel de rappeler que la situation de cette confiserie fait l’objet d’un litige non encore tranché par les tribunaux. »










La façade en bloc de marbre taillé et le magasin a été dessinée et réalisée par mon grand-père Alceste Borghi Architecte
Il y avait 3 magasins de ce style sur « l avenue de La Victoire «.Il en reste 2 Mimosa et la bijouterie anciennement parfumerie plus bas en marbre noir