Un réseau international de trafic de voitures volées, opérant depuis le port de Marseille avec la complicité de certains employés, a été démantelé après quatre années d’activité. Dix personnes ont été mises en examen.
Le parquet de Marseille a annoncé mardi le démantèlement d’un vaste trafic de voitures volées, exportées illégalement vers l’Algérie depuis le port de Marseille-Fos. L’opération s’appuyait sur la complicité de personnels ayant des responsabilités importantes sur les quais, permettant ainsi à l’organisation d’opérer sans encombre.
Les véhicules ciblés étaient pour la plupart des voitures de location dérobées à l’étranger. « Avant même d’être signalées volées dans les fichiers de la police française, l’organisation disposait d’un délai précieux pour les faire entrer en France, les maquiller, obtenir des immatriculations provisoires et les expédier », explique le procureur de Marseille, Nicolas Bessone.
Près de 30 millions d’euros de préjudice en quatre ans
L’enquête, menée par la Division de la criminalité territoriale (DCT) des Bouches-du-Rhône avec le soutien du Groupe interministériel de recherche, a permis d’établir que cette activité illicite s’est prolongée sur environ quatre ans. À raison de 20 véhicules expédiés chaque mois, le préjudice total est estimé à près de 30 millions d’euros.
Le 22 mai, une opération coordonnée a permis l’interpellation de dix suspects. Tous ont été mis en examen, notamment pour « recel de vol en bande organisée, blanchiment, faux et usage de faux ». Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire, les cinq autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Des complicités internes au sein du port de Marseille
Le réseau bénéficiait de complicités au sein du port de Marseille-Fos. Des individus chargés de la gestion logistique autorisaient, contre rémunération, l’accès des véhicules aux infrastructures portuaires. « Ils mettaient également à disposition un hangar pour permettre le maquillage des voitures », précise le procureur.
Selon les informations de la radio Ici Provence, ces complices seraient des employés d’une entreprise en charge d’un terminal roulier vers l’Afrique du Nord. Le parquet, sollicité par l’AFP, n’a pas apporté de précisions supplémentaires sur l’identité des suspects.
Une opération qui met en lumière les failles du système portuaire
Ce démantèlement met en évidence les failles de sécurité dans le contrôle des marchandises au départ du port de Marseille. L’usage de documents falsifiés, l’obtention d’immatriculations temporaires et la complicité interne ont permis à cette organisation de fonctionner pendant plusieurs années sans éveiller de soupçons majeurs.
Avec AFP










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