Dans des propos à La Tribune Dimanche, Emmanuel Macron assure que l’État remportera la bataille contre le narcotrafic à Marseille, et met en avant l’action menée depuis quatre ans, avant un déplacement mardi dans la cité phocéenne.
« Nul ne peut nier que les choses bougent et que l’Etat est au rendez-vous avec constance et sans tergiverser », affirme le chef de l’État. Il rappelle avoir lancé en septembre 2021 un plan d’investissement pour la deuxième ville de France, « Marseille en grand », doté de cinq milliards d’euros.
Il cite notamment la « Réduction de l’habitat insalubre », des « renforts de policiers ou de magistrats », le démantèlement de points de deal, ainsi que des améliorations attendues sur les transports, les écoles et l’accompagnement des entreprises. Le président insiste sur le fait que ces mesures sont « une réalité » et dit ne pas vouloir que l’État devienne un « bouc émissaire » à l’approche des élections municipales.
Narcotrafic à Marseille : l’État revendique des avancées avant les municipales
Le chef de l’État appelle à poursuivre les efforts sur l’ensemble des dossiers, y compris celui du trafic de drogue. « Sur l’ensemble de ces sujets comme sur celui du narcotrafic, il ne nous faut rien lâcher. L’Etat gagnera cette nouvelle bataille », ajoute-t-il.
Marseille, régulièrement marquée par des homicides liés au trafic de stupéfiants, a de nouveau été frappée il y a un mois par l’assassinat du frère du militant antidrogue Amine Kessaci.
En octobre 2024, la Cour des comptes a publié un bilan sévère du plan « Marseille en grand », évoquant un « défaut de cohérence » et un suivi jugé « indigent ».
- Ce qu’il faut retenir : Emmanuel Macron affirme que l’État gagnera la bataille contre le narcotrafic à Marseille et met en avant l’action engagée depuis quatre ans. Il présente comme concrètes plusieurs mesures liées au plan « Marseille en grand », tout en refusant que l’État serve de « bouc émissaire » avant les municipales. La Cour des comptes a toutefois critiqué ce plan en octobre 2024, pointant un défaut de cohérence et un suivi jugé indigent.
Avec AFP





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