En déplacement à Avignon jeudi, la ministre de la Culture Rachida Dati a salué les couvre-feux visant les mineurs… tout en appelant à des actions durables.
Présente dans le Vaucluse en marge du Festival d’Avignon, Rachida Dati a réagi aux arrêtés de couvre-feu pris récemment dans plusieurs communes touchées par la délinquance. « C’est bien, mais c’est provisoire et transitoire », a-t-elle estimé, en visite au centre social « la Croix des oiseaux ».
Des mesures à accompagner selon la ministre
« Si ces mesures ne sont pas mises à profit pour lutter contre cette errance de certains mineurs dans la rue, ça ne sert à rien », a insisté la ministre, appelant à renforcer les actions sociales et culturelles dans les quartiers prioritaires.
Selon elle, le centre social visité permet justement « d’obtenir de la cohésion, d’accéder à la culture, aux études, à la formation ». Rachida Dati a affirmé vouloir amener la culture « partout où c’est plus compliqué d’y avoir accès ».
Une culture « hors des sentiers battus »
Dans une démarche assumée, la ministre a poursuivi sa visite dans un Ehpad, « La Maison paisible », où un centre d’art a été créé avec la collection Lambert. « Le Festival d’Avignon ne se réduit pas au Palais des papes, c’est plus que ça », a-t-elle souligné.
« La culture doit être partout, ça ne doit pas rester un club ou de l’entre-soi », a-t-elle complété lors de cette étape.
Critiques
Rachida Dati a profité de sa venue pour dénoncer une nouvelle fois la « condescendance » et le « mépris » suscités par sa volonté d’étendre la culture « dans les campings, parce que c’est le lieu de villégiature préféré des Français ».
À l’extérieur de sa rencontre avec des responsables du monde du spectacle, dont Éric Ruf (Comédie-Française) et Tiago Rodrigues (Festival d’Avignon), des manifestants ont scandé « Dati démission ». Un mouvement anticipé par la ministre, qui évoquait ces derniers jours « cinq personnes » souhaitant « prendre en otage des artistes et des spectateurs ».
La ministre n’a en revanche fait aucune allusion à son renvoi devant le tribunal correctionnel, annoncé mardi, pour corruption et trafic d’influence aux côtés de Carlos Ghosn, ancien patron de Renault-Nissan.
Avec AFP





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.