Une nouvelle table dans le quartier des Antiquaires : ce bar à cocktails propose des recettes créatives, travaillées avec des produits de saison.

En juin dernier, Povera ouvrait ses portes au Port Lympia. Derrière ce beau projet, on retrouve Maxime Potfer, l’un des meilleurs barmen de France.

« J’évolue dans ce monde depuis pas mal d’années maintenant. Je suis originaire de Nice. Pour mes 18 ans, j’ai quitté notre ville pour travailler à Paris, et un peu à l’étranger. J’ai connu le Plaza Athénée…« 

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Photo : Nice-Presse

Au bout d’un moment, « j’ai ressenti un petit manque de Sud et de la ‘maison’… J’ai également vu que la scène niçoise commençait à exploser. Il y a une dynamique jeune assez intéressante, aussi bien au niveau culture-événements mais aussi du côté vin-nourriture. Pleins de superbes restaurants ont ouvert… »

Une évidence émerge alors dans la tête de Maxime : un retour dans la capitale azuréenne.

Au fil des saisons

Le nom, Povera, fait référence à la cucina povera – la « cuisine du pauvre » – qui valorise les produits locaux et de saison, avec des recettes simples. « On prend du gluten, des tomates et de l’ail, et on fait quelque chose de grand ».

C’est cette approche là que Maxime développe dans la mixologie de son établissement. Il est possible d’y découvrir « douze cocktails, dont deux sans alcool« . « Pour la carte, on a une rotation. On bosse au maximum avec des producteurs plutôt que de passer par de grosses centrales« .

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Photo : Povera via Anthony Lanneretonne

Un exemple ? Le Super Sorbet : « il est assez emblématique de nos inspirations. On est sur un sirop de citron entier, on garde la peau. Ça va nous apporter l’amertume, le côté huileux… Il y a aussi des bourgeons de pin et du gin. Le tout décoré avec une cerise amarena ».

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Photo : Povera

Pour ce qui concerne l’alcool « on ne se met pas de limites. On essaie d’être dans le locavore mais sans que ce soit ‘maladif’. Une tequila ne sera pas produite en France, du whisky le sera en Écosse ou au Japon… Il ne faut pas fermer la porte aux bonnes choses. On prend le meilleur produit ».

Accompagnement gourmand

Le Lavoisier, qui est à la carte, est « un cocktail où l’on utilise ce que l’on pourrait potentiellement jeter. En ce moment, il est fait avec un sirop d’orgeat d’avoine dans lequel on réemploie de la focaccia que l’on prend, normalement, pour les sandwichs ».

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Photo : Povera via Anthony Lanneretonne

« Je ne voulais pas une offre nourriture ‘trop importante’, avec des couverts. Même si on aime beaucoup ça, on n’est pas cuisiniers. On préfère donc de beaux produits, bien faits, et les assembler plutôt que d’essayer de créer des choses alors que ce n’est pas notre vocation pure ».

Ainsi, ils travaillent avec la boulangerie Pompon mais aussi La pêche à la vigne.

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Photo : Povera via Anthony Lanneretonne

« On suugère de petits sandwichs qui sont faits dans des pompes à l’huile – des brioches traditionnelles du Sud. On a toujours trois offres : une viande, une végétarienne et une fromage ».

Petit plus : si les cocktails, ce n’est pas votre truc, des vins natures de chez Fanfan & Loulou sont aussi proposés, ainsi que des bières.

En savoir +

  • 18 rue Emmanuel Philibert
  • Tarifs : entre 10 et 20 euros
  • Ouvert du lundi au samedi, de 18 h à minuit
  • Pour plus d’informations, c’est par ici

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Noémie Meffre est diplômée en 2021 d'un Mastère en journalisme (informations générales) après avoir suivi un cursus à l'EDJ Nice. À Nice-Presse depuis juin 2021, elle écrit dans notre section culture et loisirs, où elle réalise des interviews et des reportages au coeur des évènements niçois et azuréens.

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