La grève des contrôleurs aériens en France, jeudi et vendredi, a fortement perturbé le début des vacances d’été, causant annulations et retards en cascade.
Des centaines de vols annulés, de nombreux retards et des dizaines de milliers de passagers affectés : le mouvement social entamé par les aiguilleurs du ciel perturbe sévèrement le trafic aérien. Cette grève, lancée en pleine période de départs estivaux, a entraîné d’importantes difficultés dès jeudi matin.
Vols supprimés et voyageurs désemparés
Nadia Rivet, 51 ans, n’a pas pu décoller de Pau comme prévu. Son vol pour Paris, où elle comptait passer six jours de congé, a été annulé. « On essaie de positiver, il y a plus grave mais c’est agaçant », confie cette employée de banque, contrainte de reporter son séjour. Elle espère pouvoir prendre le même vol le lendemain, même si elle craint une nouvelle suppression. « Le droit à la grève, chacun peut l’exercer mais c’est pénalisant, les contrôleurs aériens ne sont pas les plus mal lotis », ajoute-t-elle.
Le mouvement est à l’initiative de l’Unsa-Icna, deuxième syndicat des aiguilleurs du ciel, rejoint par l’Usac-CGT. Ensemble, ces syndicats dénoncent le manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées. Selon une source proche du dossier, 270 contrôleurs aériens ont cessé le travail jeudi, sur un total d’environ 1.400.
Des aéroports français lourdement impactés
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols. La moitié des liaisons ont été annulées à Nice, Bastia et Calvi, tandis que 25% des vols ont été supprimés à Paris-Orly, Charles-de-Gaulle et Beauvais. Ces plateformes accueillent habituellement jusqu’à 350.000 passagers par jour en période estivale.
Malgré ces ajustements, les retards restaient nombreux jeudi matin. À Nice, on enregistrait en moyenne 1h36 de retard à l’arrivée et 48 minutes au départ, selon les chiffres communiqués par la DGAC peu après 11h00.
Répercussions sur tout le ciel européen
Les conséquences de la grève s’étendent au-delà des frontières françaises. Eurocontrol, l’organisme de coordination du trafic aérien européen, a alerté sur des retards potentiellement « importants » dans les zones gérées depuis Marseille, Brest et Reims. Jeudi, près de 29.000 vols commerciaux étaient prévus en Europe, avec des retards moyens de 20 minutes, imputés à 78% à la grève française.
Ryanair, la première compagnie aérienne européenne, a dû annuler 170 vols, affectant 30.000 passagers. « Une fois de plus, les familles européennes sont prises en otage par les grèves des contrôleurs aériens français », a dénoncé son directeur général Michael O’Leary.
Des revendications sociales mais contestées
Air France a indiqué avoir adapté son programme sans préciser le nombre d’annulations. Son réseau long-courrier n’est toutefois pas concerné. L’association Airlines for Europe, qui regroupe plusieurs grandes compagnies dont Lufthansa, British Airways ou EasyJet, a qualifié cette grève « d’intolérable ».
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a exclu toute concession. « Les revendications portées par des syndicats minoritaires sont inacceptables, tout comme le choix de faire cette grève au moment des grands départs en congés », a-t-il déclaré mercredi.
Un contexte tendu dans l’aviation civile
La grève survient alors qu’une réforme contestée est en cours. Elle prévoit la mise en place d’un système de pointage à la prise de poste, à la suite d’un incident grave survenu fin 2022 à l’aéroport de Bordeaux, où deux avions avaient failli entrer en collision. L’enquête avait pointé une organisation du travail défaillante.
Les syndicats à l’origine du mouvement dénoncent un sous-effectif chronique, des outils techniques obsolètes et un climat de travail qualifié de « toxique ». Le premier syndicat des contrôleurs, le SNCTA, majoritaire avec 60% des voix, n’a pas rejoint le mouvement.
Avec AFP



Une honte ! Des branleurs a licensier sur le champ !
Bjr de quoi je me mêle ce sont des personnes diplômés bilingue ils font un travail remarquable eut pointu ce vous qui devrait avoir honte
Des branleurs Cgetistes évidemment qui ne représentent que 18% des contrôleurs !!
Retraite à 59a
Temps de travail 32h
Salaires plus que confortables…!
Ils refusent de pointer pour travailler !!
HONTE !!