Municipales 2026 - À Marseille, la question des alliances s’est invitée au premier plan lors d’un débat entre les principaux candidats aux municipales. Jeudi soir, le candidat RN Franck Allisio a proposé une « union » avec Martine Vassal pour le second tour, au nom d’un « barrage » à la gauche et à LFI. À un mois du scrutin, cette séquence intervient dans une campagne où les rapports de force restent serrés, selon un sondage publié mercredi.
Sur le plateau du débat organisé par BFMTV et La Provence, entre les quatre principaux prétendants à la mairie de Marseille, Franck Allisio a appelé à une alliance avec Martine Vassal pour le second tour des municipales.
Une main tendue rejetée par Martine Vassal
Le député RN des Bouches-du-Rhône, ancien LR, a défendu une logique de front commun face à la gauche et à LFI. Il a déclaré « Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous sépare parce qu’il faut faire barrage dans cette ville à la gauche et à l’extrême gauche. Il faut faire barrage à un éventuel tandem Payan-Delogu ».
Franck Allisio a aussi conditionné cette union à une rupture politique de Martine Vassal avec la majorité présidentielle. Il l’a appelée à « renoncer au macronisme » pour parvenir à un accord, en ajoutant que « sinon, on perd en cohérence ».
Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, a refusé cette proposition. La présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence a répondu « J’ai toujours combattu le Rassemblement national, je continuerai toujours à le combattre ».
Elle a également estimé que Franck Allisio ne serait « jamais élu maire de Marseille parce que c’est une ville ouverte et cosmopolite ».
À gauche, la question du second tour s’invite aussi
Dans le même débat, Benoît Payan et Sébastien Delogu ont tous deux affirmé qu’ils prendraient « leurs responsabilités » pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir dans la deuxième ville de France.
Le député LFI a directement interrogé le maire sortant sur l’hypothèse d’un rapport de force inversé au premier tour. Sébastien Delogu a demandé « Si vous arrivez derrière, vous allez faire quoi, monsieur Payan ? ».
Benoît Payan a répondu « Je me retire tout de suite », tout en qualifiant ce scénario de « science-fiction ».
De son côté, Sébastien Delogu a expliqué vouloir « créer les conditions pour une union à gauche pour faire barrage à l’extrême droite qui est grandissante » à Marseille.
Un sondage resserre la campagne à un mois du vote
Cette séquence intervient alors qu’un sondage Elabe/Berger-Levrault, réalisé pour BFMTV, La Provence et Le Figaro, a été publié mercredi, à un mois du scrutin.
Selon cette enquête, Benoît Payan est crédité de 31% des intentions de vote au premier tour, devant Franck Allisio à 29%.
Martine Vassal, soutenue par Renaissance, le Modem, Horizons et LR, est donnée à 21%, tandis que Sébastien Delogu est crédité de 12%.
D’après ce sondage, ces scores permettraient à Martine Vassal et à Sébastien Delogu de se maintenir au deuxième tour.
L’enquête a été réalisée par téléphone du 9 au 16 février auprès d’un échantillon de 1.032 personnes. Sur cet échantillon, 20% des personnes interrogées n’expriment aucune intention de vote pour le premier tour.
Nice-Presse avec agence
Ce qui est important
- Le débat a fait émerger publiquement la question des alliances de second tour, avec une proposition d’union RN-droite refusée par Martine Vassal.
- À gauche aussi, la perspective d’un second tour fragmenté est posée, Benoît Payan et Sébastien Delogu affirmant vouloir empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.
- Le sondage publié mercredi montre une course serrée entre Benoît Payan (31%) et Franck Allisio (29%), avec Martine Vassal (21%) et Sébastien Delogu (12%) en position de se maintenir.










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