Le commerce local traverse une période contrastée : entre une braderie réussie, mais une pression d’Internet et des problèmes de sécurité, l’adjoint au maire Franck Martin dressait un état des lieux sans fard dans Nice-Presse Dimanche, le 28 septembre.
L’essentiel à retenir de Nice-Presse Dimanche • « Certains ont connu un très bel été », confie l’élu. Mais pas tous. Derrière les façades animées, les disparités sont fortes selon les quartiers et les secteurs.
Les indépendants souffrent davantage que les franchises, quand certains commerçants n’ont pas hésité à prolonger leurs horaires jusque tard dans la soirée pour espérer atteindre un seuil de vente correct. « C’est une bataille incessante qu’il faut mener », résume Franck Martin.
Le textile reste durement touché par les achats en ligne, « Internet frappe fort », constate l’adjoint. Les géants du e-commerce pèsent sur le quotidien des boutiques locales, même si les grands événements comme la dernière braderie apportent une bouffée d’air.
L’élu souligne aussi que la récente grève a, paradoxalement, attiré du monde en centre-ville : « La manifestation s’est rapidement terminée et il y avait du coup du monde en ville pour une session shopping ».
Côté aménagements, la mairie mise sur la réorganisation des rues passantes. L’avenue de Suède est réétudiée, et une concertation publique vient de s’ouvrir pour l’extension de la zone piétonne Masséna.
Colère et insécurité dans certains quartiers
Le climat reste tendu dans certains secteurs, comme Gambetta, confronté à des pillages répétés. Franck Martin assume : « Nous avons présenté un plan Vigicommerces, avec une brigade dédiée, des interlocuteurs identifiés et un réseau de vigilance. Est-ce suffisant ? Évidemment que non, puisque la sécurité, c’est l’État ». Il rappelle que la police municipale n’a pas le droit de contrôler les identités, renvoyant la balle aux parlementaires.
Les opposants, notamment l’équipe d’Éric Ciotti, font du commerce niçois un cheval de bataille électoral. Ils réclament deux heures de stationnement gratuit, quand la commune défend une heure offerte depuis le 1er juillet. Pour Franck Martin, inutile d’accuser les pistes cyclables d’avoir vidé le centre-ville : « La cible de toutes les métropoles, c’est Internet, pas le vélo ».
Projets urbains pour relancer le centre-ville
La municipalité insiste sur ses leviers de transformation. Iconic a « très bien pris », Nicetoile prépare une montée en gamme, et un appel à manifestation d’intérêt vient d’être lancé pour un projet, boulevard Raimbaldi.
L’élu assure aussi que l’arrivée d’IKEA ou le développement de la Plaine du Var ne menacent pas directement l’hypercentre : « Ils fonctionnent sans déshabiller personne ».
En coulisses, la ville accompagne aussi les professionnels au quotidien : ouverture d’une Maison de l’Artisanat et du Commerce rue Gioffredo, aide aux démarches administratives, et prospection sur les salons pour attirer de nouvelles enseignes. « Dès qu’il y a de nouvelles enseignes, nous les accompagnons. Dans une forêt de dossiers à remplir, on les prend par la main », affirme encore Franck Martin.






