Airbnb, résidences secondaires… Les villes de la Côte d’Azur sont de manière générale soumises à une forte pression touristique. Mais ce n’est visiblement pas tellement le cas à Saint-Laurent-du-Var, d’après plusieurs statistiques.

Les vacances estivales sont derrière nous, et avec qu’elles, une certaine pression sur les communes azuréennes. Car oui, chaque année ce débat revient sur le devant de la scène. La Côte d’Azur attire par ses plages, ses monuments, son architecture ou encore sa météo, ce qui peut mettre sous tension les municipalités. Un problème rencontré notamment à Nice, Cannes et Menton.

Sur ce sujet, quelle est la situation à Saint-Laurent-du-Var ? A priori, elle est la localité s’en sortant le mieux sur le rivage maralpin, d’après le fameux « Touriscore » du site web « Ville de Rêve« . Un baromètre qui nous permet d’observer la surfréquentation de vacanciers dans les plus grandes aires urbaines du pays.

Notée « B » par le « Touriscore »

Le spectre de l’évaluation va de « A » à « E », et la cité voisine de la Baie des Anges obtient un très bon « B ». Un excellent résultat en comparaison à Cagnes-sur-Mer, qui a un « C », Nice (E) ou Cannes (E). Ainsi, elle serait soumise à une « pression touristique limitée », selon l’analyse du spécialiste. Ses plages, peu réputées, y sont sans doute pour quelque chose.

Contrairement à beaucoup de ses consœurs, elle est moins envahie par les biens Airbnb. Ils représentent 2,4 % des habitations laurentines. Loin des chiffres repérés dans les autres administrations des Alpes-Maritimes.

Toujours un déséquilibre entre les « annonces Airbnb » et les autres

Le ratio du nombre d’annonces de locations de meublés touristiques par rapport aux nouvelles transactions immobilières est à contre-courant du reste du territoire (B). Les premières correspondent à « seulement » 8 % des opérations réalisées entre 2021 et 2025. 

En revanche, parmi les points noirs, il y a rapport entre les « annonces Airbnb » et celles pour des baux longue durée. Elles forment 9 % du parc locatif de Saint-Laurent-du-Var, ce qui lui octroie la note de « E ». En réduisant de moitié ces propositions sur les plateformes de location, elle pourrait recevoir 219 habitants de plus.

Les résidences principales ont perdu un peu de terrain

Les statistiques nous dévoilent également une autre facette de la localité. À savoir que les maisons de vacances et les logements occasionnels ont gagné un peu de terrain entre 2011 et 2022. Il y a une quinzaine d’années, ces résidences équivalaient à 9,9 % de l’immobilier laurentin, contre 10,4 % en 2022. Dans l’autre sens, la proportion d’habitations principales est passée de 81,9 % à 80,8 %.

Ces propriétés, les mairies n’hésitent plus à les « rentabiliser », via la taxe d’habitation qu’elles peuvent majorer. En 2023, la douloureuse portait bien son surnom, puisqu’elle était gonflée de 40 %, suivant la dynamique d’une grande partie des villes du 06.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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