Un cas autochtone de chikungunya a été identifié mercredi dans la commune de La Crau, dans le Var, a annoncé vendredi l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA).
Depuis 2010, une trentaine de cas autochtones de chikungunya ont été recensés en métropole. En 2024, un seul cas avait été détecté en Ile-de-France, aucun en 2023. Jusqu’ici, les cas observés cette année provenaient majoritairement de contaminations à l’étranger, notamment à La Réunion.
L’épidémie à La Réunion, où le virus circule depuis plusieurs mois, a causé 23 morts en 2025, avec environ 200 000 personnes contaminées depuis janvier.
Mesures pour limiter la propagation
Pour contenir le risque de propagation, l’ARS PACA a engagé une démoustication sur la voie publique et dans les jardins privés autour du foyer, ainsi qu’une enquête en porte-à-porte pour repérer d’éventuels nouveaux cas.
Le cas est qualifié d’autochtone car la personne n’a pas voyagé en zone infectée dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes.
Un contexte propice à la diffusion des virus ?
Les températures chaudes favorisent actuellement l’activité du moustique tigre, vecteur non seulement du chikungunya mais aussi de la dengue et du virus Zika.
En 2024, 83 cas autochtones de dengue ont été signalés en métropole, principalement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.
Apparu en métropole en 2004, le moustique tigre est désormais implanté dans 81 départements, soit 84% des départements métropolitains, selon Santé publique France (mai 2025).
Vers une possible endémicité en Europe
Une étude publiée dans Lancet Planetary Health souligne que la dengue et le chikungunya pourraient devenir endémiques en Europe en raison du réchauffement climatique, de l’urbanisation et des déplacements humains, facteurs favorisant la propagation du moustique tigre.
Pour freiner cette expansion, plusieurs milliers de moustiques tigres mâles stériles, irradiés aux rayons X, ont été lâchés mi-mai à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Cette technique, dite de l’insecte stérile (TIS), vise à réduire progressivement la population du moustique vecteur.
Avec AFP



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.