Le tournoi de hockey sur glace masculin des JO 2030 pourrait finalement quitter Nice suite au refus de la municipalité de valider la couverture de l’Allianz Riviera. Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé mercredi que des solutions alternatives seront étudiées dans plusieurs métropoles françaises jusqu’au début du mois de juin.
Le dossier du pôle glace niçois vient de prendre un sérieux coup de froid. L’enceinte de l’OGC Nice, qui devait initialement se transformer en patinoire géante pour accueillir les stars mondiales du hockey, se retrouve au cœur d’un bras de fer politique et logistique.
Le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti (UDR-RN), refuse désormais de valider le projet initial. Ce dernier prévoyait pourtant la couverture intégrale de la pelouse de l’Allianz Riviera pendant plusieurs mois, une opération technique lourde pour le stade de football. Face à cette fin de fin de non-recevoir, les organisateurs doivent revoir leur copie en urgence.
L’impasse du stade Allianz Riviera
Mardi, le comité d’organisation des JO (Cojop) a officiellement acté ce blocage. La réaction ne s’est pas fait attendre avec la « décision d’élargir ses investigations en étudiant la mobilisation d’équipements existants, dans d’autres grandes métropoles comme Lyon ou Paris ». Un camouflet pour la capitale azuréenne qui espérait centraliser les sports de glace.
Renaud Muselier a tenté de nuancer la situation mercredi, lors d’une conférence de presse organisée pour la passation de présidence de la Solideo. « À Nice, le village olympique c’est bon, le Cool (complexe olympique omnisports) aussi, la totalité des épreuves seront organisées selon les modalités initiales mais il y a cette difficulté de l’Allianz Riviera », a-t-il précisé.
Le président de la Région Sud ne cache pas que le temps presse pour trouver une issue. La stratégie pour les JO 2030 à Nice doit en effet garantir des infrastructures conformes aux exigences internationales, alors que le stade Allianz Riviera semble désormais hors d’atteinte pour cette épreuve spécifique.
Une consultation express pour cinq villes
La recherche d’un nouveau site ne se limite plus aux frontières de la Côte d’Azur. Le Cojop a été chargé de sonder plusieurs territoires capables d’accueillir l’événement. « Une démarche a donc été engagée par le Cojop pour voir si, dans le respect des normes du CIO, quelque chose pouvait se faire ailleurs », a détaillé Renaud Muselier.
Le président de région a demandé au comité de se mettre en relation avec Marseille, Gap, Grenoble, Albertville et Lyon. L’objectif est de vérifier si ces communes peuvent répondre à une consultation dans un « laps de temps extraordinairement court ». La ville de Lyon a d’ailleurs déjà manifesté son intérêt pour récupérer le tournoi masculin au détriment de Nice.
Le calendrier est désormais serré pour les acteurs du dossier. « Le Cojop va présenter la révision de son dossier assez vite. On a donc entre aujourd’hui et début juin pour avoir un retour des différents territoires et pour savoir s’ils sont au niveau d’exigence demandé par le CIO », a martelé Renaud Muselier.
La priorité aux Alpes françaises
Si Lyon se positionne, certains défenseurs de la candidature initiale rappellent l’identité montagnarde de ces Jeux. Fabrice Pannekoucke, nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, souhaite que l’épreuve reste ancrée dans le périmètre géographique annoncé. Son souhait est de voir le hockey se dérouler « dans les Alpes françaises ».
L’engagement des organisateurs repose sur une promesse de proximité avec les massifs. « Toutes les explorations doivent être menées, d’abord dans la région Sud, ensuite dans la région Aura. Notre engagement, c’est une organisation dans les Alpes françaises. C’est le sens de notre candidature », a insisté Fabrice Pannekoucke.
Le débat sur l’intégration de Paris dans l’équation semble également clos pour le président d’Aura. Bien qu’il concède que « rien n’est exclu », il a glissé une remarque cinglante sur l’éventualité d’un repli vers la capitale : « je n’ai pas l’impression que Paris soit dans les Alpes françaises ».
Ce qui est important
- Le tournoi masculin de hockey sur glace est menacé de délocalisation hors de Nice en raison du refus d’Eric Ciotti d’utiliser l’Allianz Riviera.
- Le comité d’organisation examine des alternatives à Marseille, Gap, Grenoble, Albertville, Lyon et potentiellement Paris.
- Une décision finale sur la révision du dossier et le choix du nouveau site est attendue pour le début du mois de juin 2026.
Avec dépêche



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