Du 4 au 14 juin 2025, Nice accueillera « la plus grande conférence du monde sur l’océan ». Les Nations-Unies espèrent y conclure un accord international « d’ampleur historique » pour l’environnement. Construction d’un centre de congrès, jauge en forte hausse… Un échange avec la presse était organisé ce 8 février à l’Hôtel de Ville. Ce que l’on en retient.
« En faire un évènement historique »
Olivier Poivre d’Arvor aurait pu manquer de superlatifs pour expliquer à quel point les objectifs de ce sommet mondial sont vastes. Pour l’envoyé spécial du président de la République, « il faut s’attendre à un évènement universel, au même titre que les jeux olympiques, porté par les 192 pays membres de l’ONU ».
Message clé, martelé à plusieurs reprises : selon lui, tout roule, le calendrier comme l’organisation entre les autorités locales, nationales et onusiennes. L’info majeure de cette conférence de presse : « ce rendez-vous a beaucoup évolué. À Lisbonne, qui avait accueilli le précédent sommet, il durait 5 jours. Ce sera le double à Nice. De même, le nombre de personnes attendues a plus que grimpé, atteignant les 30.000 invités ».
Conséquence de quoi, « il faut clairement s’adapter ». Une nouvelle réunion est programmée dans dix jours à New York, certains éléments restent donc à préciser. Mais Christian Estrosi a fait le récap, un peu, sur les équipements attendus au Port Lympia.

Le centre des congrès remanié, « le stationnement préservé »
Fin 2023, de premiers visuels du futur centre évènementiel avaient été dévoilés. Interrogé par Nice-Presse ce jeudi, le président de la Métropole Nice-Côte d’Azur a confirmé qu’ils ne sont plus à jour : « la structure devra être plus vaste, parce que l’UNOC attire bien plus de spécialistes, de journalistes, de chefs d’Etat, etc que prévu. De nouvelles images prévisionnelles seront donc dévoilées dans les prochaines semaines ».
Le nombre de salles et de places qui y sont désormais prévues a donc largement évolué. Le petit palais évènementiel sera doublé d’autres équipements sur les quais, puisque « l’ONU tient à ce que la majeure partie du rendez-vous se tienne au Port Lympia ».
Ce centre sera-t-il pérenne, devra-t-il être démonté après le sommet ou au bout de plusieurs années ? « Ça ne veut rien dire. On voit aujourd’hui que les besoins en termes de congrès et les structures qui les accueillent ont évolué. Qui peut dire qu’un bâtiment aujourd’hui sera permanent ?» Durera-t-il 10 ou 15 ans, comme on a pu le lire dans Nice-Matin ? « Ce sont des dates qui ne veulent rien dire » a balayé l’édile, sans préciser de « durée de vie » pour le site.
Plus tard, la Métropole évoquait une utilisation possible « jusqu’en 2050, avec 2000 places - une de 800 - et 6000 mètres carrés pour organiser congrès et foires ». « Le tout sera éco-responsable, pour montrer la voie » appuie Olivier Poivre d’Arvor.
Quid du budget ? Une autorisation de programme indiquait un total d’environ 21 millions d’euros, « avec un reste à charge pour les Niçois de 8 millions d’euros, après notamment la subvention de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Puisque l’ensemble doit gagner en superficie, il va donc coûter plus cher. « À l’échelle de l’évènement, on parle d’une virgule » a simplement répondu Christian Estrosi. Il devrait, par ailleurs, être mobilisé dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver, en passe d’être organisés par les Alpes françaises en 2030.
Le Maire insiste : « à l’issue de l’UNOC, nous aurons un espace de congrès pérenne et durable, avec une jauge doublée : l’avenir des congrès à Nice ne se pose plus. Nous avons déjà des demandes de réservations pour 2025. C’est à Barcelone et Milan que nous nous mesurons ».
Nice devra-t-elle racheter la structure une fois le sommet passé, pour en être pleinement propriétaire ? « Cela fait partie des choses qui seront précisées ultérieurement ».
Et d’ajouter : « le palais des congrès et des expositions de la Plaine du Var est, lui aussi, plus que jamais d’actualité. J’en dévoilerai prochainement les détails et le calendrier ». Une inauguration pour 2027 ou 2028 est jusqu’à présent évoquée.
Les riverains s’interrogent sur le stationnement, avec les travaux effectués au niveau du parking de la digue.
Auprès de Nice-Presse après la séquence, le conseiller spécial du maire, Olivier Bettati, a parlé d’une fermeture de l’endroit à la fin du printemps, tout en soulignant que les usagers seront redirigés à la fois « au niveau moins quatre du parking, mais aussi vers de nouvelles places aménagées sur les quais du Port ».



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