À l’approche des prochaines échéances nationales, Jordan Bardella relance son appel à un rapprochement entre la droite et le Rassemblement national. Invité vendredi sur Europe 1-CNews, le président du RN évoque la nécessité de « faire tomber les murs »… malgré les refus répétés des Républicains.
Jordan Bardella remet sur la table une idée déjà avancée lors des municipales : rapprocher la droite du camp nationaliste.
« Je souhaite aujourd’hui que tous les murs puissent tomber et que tous les patriotes puissent se rassembler », a déclaré l’eurodéputé sur Europe 1-CNews. Une prise de position alors que les discussions d’entre-deux-tours n’ont pas abouti.
Le président du RN insiste sur la nécessité de créer des passerelles entre les électorats, dans la perspective de la présidentielle de 2027. Il affirme vouloir poursuivre cette stratégie malgré les refus rencontrés.
Pour l’instant, ça ne colle toujours pas avec Les Républicains
Jordan Bardella pointe directement la direction de LR, qu’il accuse d’être en décalage avec sa base.
« Il y a une déconnexion aujourd’hui terrible entre la direction des Républicains et ce qu’attendent des électeurs, des sympathisants, des élus, des militants », a-t-il assuré.
Il évoque notamment les sanctions prises contre certains candidats ayant noué des accords locaux avec le RN entre les deux tours, citant des situations à Reims, Brie-Comte-Robert ou encore Draguignan.
Nice citée comme exemple de stratégie
Dans ce contexte, Jordan Bardella rappelle aussi l’exemple d’Éric Ciotti, allié au RN lors des législatives anticipées de 2024. « Quand je vois la dynamique qu’il porte à Nice, je me dis qu’il a eu raison de faire ce choix », a-t-il argumenté.
Le cas niçois est explicitement mis en avant. Le président du RN y voit une illustration concrète de sa stratégie de rapprochement.
« Je continuerai à tendre la main et par l’intermédiaire notamment du parti UDR d’Eric Ciotti, nous souhaitons faciliter aujourd’hui ces ponts et ces passerelles avec l’électorat qui, pendant très longtemps, a eu le cœur à droite », a-t-il ajouté.
Quelques jours plus tôt, lors d’un meeting commun à Châlons-en-Champagne, Marine Le Pen avait également pris position sur la ligne politique de son parti.
« Si être populiste, c’est être au service des Français (et) se sentir lié à nos électeurs par un contrat moral (…) alors je suis fière, nous sommes tous très fiers d’être populistes ».
De son côté, Michel Barnier a réaffirmé son opposition à toute alliance entre les deux camps : « Opposé à toute forme de complaisance, d’union des droites. Tout cela, ça n’existe pas, en tout cas pour moi, et ça ne doit pas exister ».
Ce qui est important
- Jordan Bardella relance l’idée d’un rapprochement entre droite et RN à l’approche de 2027
- Les tensions restent fortes avec la direction des Républicains, qui refuse toute alliance
- Nice et la stratégie d’Éric Ciotti sont mises en avant comme exemple par le RN
Nice-Presse avec agence



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