Après la perte de la ligne Marseille-Nice, la SNCF maintient son ancrage en Provence-Alpes-Côte d’Azur en conservant l’exploitation de cinq lignes régionales majeures au départ de Marseille, a annoncé jeudi le président de la région.
L’entreprise ferroviaire historique a remporté ce troisième appel d’offres ouvert à la concurrence. « Cette fois-ci, ils n’étaient pas battables, donc en fait quand ils accélèrent, ils se concentrent, ça marche », a déclaré Renaud Muselier (Renaissance) devant la presse.
Les lignes concernées incluent les dessertes Marseille-Hyères, Marseille-Les Arcs, Marseille-Pertuis, Marseille-Briançon et Briançon-Valence. Ces deux dernières sont essentielles pour assurer la réussite des Jeux olympiques d’hiver de 2030.
Un contrat stratégique pour la SNCF et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Le contrat s’élève à 2,25 milliards d’euros : 1,8 milliard pour l’exploitation, 328 millions pour l’achat de 25 nouvelles rames et 48 millions destinés à la rénovation des centres de maintenance. Il comprend quatre années de préparation jusqu’en décembre 2029, suivies de dix années d’exploitation jusqu’en décembre 2039, selon les précisions du président régional.
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été la première en France à lancer des appels d’offres pour ses lignes ferroviaires, une démarche rendue possible par la législation européenne depuis février 2018.
Depuis l’été dernier, la liaison Marseille-Nice est exploitée par Transdev, opérateur franco-allemand, marquant un tournant dans l’histoire du rail régional, jusqu’ici monopolisé par la SNCF.
Jeudi, Renaud Muselier a indiqué être satisfait des premiers résultats, soulignant une hausse de la fréquentation et « 97 % de trains à l’heure, contre 80 % auparavant ». Le réseau Azur, autour de Nice, reste pour sa part exploité par Sud Azur, une filiale de la SNCF.
Avec AFP






