Entre 2012 et 2018, la qualité de l’air s’est améliorée dans le Sud-Est, même si une forte proportion d’habitants reste exposée à des niveaux de gaz nocifs pour leur santé.

C’est une première bonne nouvelle issue du nouveau rapport de l’Insee, ce mardi 23 mai. L’exposition à la pollution atmosphérique a fortement diminué ces dernières années pour l’ensemble de la population de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans l’intervalle, les « zones à fort enjeu de santé publique » – là où les résidents sont les plus concernés – se sont resserrées sur les centres-villes des communes les plus peuplées.

Rappelons que le contact avec certains polluants (ozone, oxyde d’azote…) favorise le développement de pathologies graves, en particulier cardiovasculaires et respiratoires, mais aussi des cancers.

« La tendance générale est à l’amélioration de la qualité de l’air »

Dans notre région, un habitant sur cinq vit dans une zone (les plus urbanisées, essentiellement) où le niveau d’exposition est problématique. Ces émissions de particules nocives sont liées aux activités résidentielles (40%), devant l’industrie (32%) et le transport routier (32%). Notons que dans la métropole Nice Côte d’Azur, la part du transport aérien dans les émissions d’oxyde d’azote (NOx) est « significative », de l’ordre de 13%.

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Dans les « zones à enjeu sanitaire élevé » de Nice, presque tous les logements sont collectifs et 32% des habitants sont en situation de suroccupation.

Entre 2012 et 2018, l’indice synthétique de l’air mesuré par l’institut Atmosud, s’est amélioré : on note une diminution de 12 points à Nice et 14 points à Marseille. Elle est plus forte à Aix-en-Provence (18 points) ou à Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var (17 points).

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A l’échelle de la région, plus de huit habitants sur dix – 4,2 millions de personnes ! – sont exposés à une pollution qui dépasse la ligne directrice de l’organisation mondiale de la santé sur le dioxyde d’azote, des émissions essentiellement liées aux activités de transport. C’est surtout le cas dans les Bouches-du-Rhône, mais ça l’est aussi dans le pays niçois, toujours d’après l’Insee.

Quelle baisse dans le pays niçois ?

Il y a eu 8% de diminution des gaz à effet de serre dans la métropole Nice Côte d’Azur, entre 2012 et 2019, nous indique l’institut Atmosud. 14% jusqu’en 2022, d’après une estimation, cette fois publiée par la collectivité.

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Photo : Depositphotos.com

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Fondateur de Nice-Presse à 20 ans (2019) et plus tard de Menton-Presse (2026), Clément Avarguès est diplômé de l'EDJ Nice. Ancien chroniqueur politique pour BFM Nice Côte d'Azur (2022-2024), il est spécialisé dans l'analyse des grands projets locaux et les interviews. Résident niçois depuis dix ans et signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction, il dirige la stratégie éditoriale du groupe avec un engagement fort pour la transparence et l'indépendance.

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