Nous l’évoquions dans ce sujet, lundi 18 décembre : les élus des territoires niçois ont mené plusieurs « déambulations citoyennes » cette année, au contact des habitants, pour identifier et régler les soucis du quotidien. Une synthèse quartier par quartier a été dévoilée.
Organiser tous les deux mois une grande ronde aux quatre coins de Nice pour recueillir les doléances des uns et des autres, c’était la mission qu’une équipe de conseillers municipaux s’est fixée. Dans six quartiers, les plus populaires de notre cité, dix-huit « déambulations » ont été menées, permettant d’échanger avec 650 personnes : riverains, associations, agents des bailleurs…
370 « situations » ont été identifiées, « réglées » pour « 59%» d’entre elles. On parle ici des soucis du quotidien, des incivilités, etc. Pas de problèmes structurels des différents secteurs, qui sont déjà connus et qui prennent des années à être traités (le tramway n’est pas encore arrivé à L’Ariane, mais ce sera le cas avec la T5, Les Liserons est une absurdité architecturale, mais des chantiers sont annoncés,…)
Le conseiller municipal Karim Ben Ahmed — à l’origine du dispositif et épaulé par le premier adjoint Anthony Borré — a dévoilé cette semaine un résumé précis de ce qui est remonté du terrain.
À L’Ariane, quatre opérations ont été organisées, qui ont permis, à chaque fois, de soulever jusqu’à 35 sujets. Dans l’ensemble, c’est surtout la propreté qui a été évoquée. Du côté des Liserons, trois mobilisations, avec jusqu’à 28 points après chacune d’elles. Il s’agissait surtout de véhicules-épaves à retirer, d’encombrants et de « petits travaux d’entretien ». « L’ensemble a rapidement pu être réglé ».
D’autres dossiers de plus long terme y sont à l’étude, tels que l’installation d’un service associatif dans une ancienne école maternelle, et l’ouverture d’un plateau sportif.
Quatre journées aussi aux Moulins, avec jusqu’à 32 doléances. 41% ont été réglées. Là encore, les voitures-épaves et la propreté ont occupé les esprits. Un square a été rénové, un parking fermé. Dans ce quartier, les problèmes sont plus lourds. Celui de « l’errement de jeunes de moins de seize ans » nécessite des mesures qui prennent du temps.
Dans le cadre de cette initiative, les élus se sont rendus trois fois route de Turin et à Roquebillère. Ils y ont été confronté à des tags, des dysfonctionnements dans les HLM (tous les bailleurs sociaux sont impliqués dans les « déambulations », excepté celui du conseil départemental, Habitat 06, que Karim Ben Ahmed n’a pas cité). Certaines évolutions — ouverture d’un jardin route de Turin et d’un passage pour les piétons dans les parages — en sont au stade de la réflexion.
Enfin, Nice-Centre et Las Planas ont fait l’objet de deux opérations ciblées, avec 18 soucis dans le centre et 22 dans le quartier populaire. Leur nature n’est pas détaillée, mais ils auraient été solutionnés dans plus de la moitié des cas.



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