Les élus de l’opposition estiment que la collectivité devrait en faire davantage pour les jeunes et les plus pauvres.
Le conseil départemental a présenté, vendredi, son budget 2024. Le président (Les Républicains) Charles Ange Ginésy défend « un niveau d’investissement solide, malgré des finances en souffrance », à cause du contexte économique. 55 millions d’euros seront mobilisés pour rénover des EHPAD, alors que le Plan Collèges 2028 se poursuit, notamment.
Le groupe de l’opposition centriste, « Notre Département d’abord », proche du maire de Nice Christian Estrosi (Horizons), ne s’est pas montré satisfait sur tous les points.
Joseph Segura (sans étiquette), l’édile de Saint-Laurent-du-Var, estime que le montant total des dépenses en matière d’aide sociale reste insuffisant, « après une diminution au cours des dix dernières années ». Dans les établissements scolaires, les crédits pour les travaux « sont en baisse de 29% ». De son côté, l’exécutif local assume « une gestion au cordeau ».
« Selon l’INSEE, le taux de pauvreté dans notre département est de 16,2%, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale. Nous pensons donc que certains crédits devraient être sanctuarisés » a-t-il ainsi appelé.
Parmi les dépenses qui doivent être plus soutenues, d’après « Notre Département d’abord »: les aides pour les jeunes (logement, permis de conduire), le budget du Foyer de l’Enfance, ou encore l’accompagnement des personnes handicapées (déjà renforcé par le CD06).
« La prudence, c’est bien sûr la maîtrise des dépenses, mais c’est aussi investir » estime l’élu laurentin. « Le département doit être un bouclier social. Nous devons être au rendez-vous, surtout en cette période difficile ».
Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de rendre son rapport sur la gestion de la collectivité entre 2016 et 2021. Nous en décryptons les principaux enseignements dans cet article.

