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Nous ne sommes pas encore fixés, mais à ce jour les Alpes françaises restent seules en piste pour obtenir l’organisation des jeux olympiques d’hiver 2030, notamment sous l’impulsion du conseil régional présidé par Renaud Muselier. Mais qu’en pensez-vous : emballés ou pas ?
Un sondage de l’Ifop avait déjà récemment évoqué le sujet : les habitants des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes apparaissaient (très) favorables. Le 06 affichait un soutien plus net (75 %) que l’autre département (62 %).
Tout n’est pas encore arrêté, mais le centre de presse et plusieurs patinoires seraient installés à Nice. Les stations de ski de notre territoire seraient évidemment parties intégrantes du dispositif ! Nous avons interrogé les lecteurs de Nice-Presse sur ce grand projet.
« Créer un effet d’entraînement » local
« C’est 100% positif !» s’enflamme Julien, 32 ans. Des jeux olympiques chez nous représenteraient « un rendez-vous responsable, joyeux, pourvoyeur d’une manne touristique hivernale, qui aura de quoi étaler » le flux de voyageurs sur l’année, « certainement de manière pérenne ».
Aubaine, il se projète au sujet des « infrastructures sportives rénovées à moindre frais », et de « l’effet d’entraînement » que cela pourrait engendrer pour les différentes disciplines. Notre lecteur Julien appelle même, ensuite, à l’organisation d’autres jeux, métropolitains cette fois, pour favoriser « pratique du sport et identité régionale » sur le plus long terme.
« Étant fan de hockey, c’est une excellente nouvelle pour lui, surtout qu’il stagne à Nice », à cause de la vieillesse de l’équipement, estime Geoffrey, 33 ans. « Tout cela sera un excellent moyen de faire connaître les différents sports de glace » au plus grand nombre ici.
Attention aux transports ?
De son côté, Marie, 32 ans, s’en inquiète plutôt : la Niçoise craint que cela n’attire trop de touristes, et « d’insécurité ». Elle s’interroge sur le capacité des collectivités à financer un évènement dont les larges dépassements sont fréquents, mais aussi sur le risque d’augmentation de prix pour les locaux avant et pendant les Jeux.
Pour Marie, 63 ans, attention aux possibles galères. À l’année, « les transports et infrastructures ne sont déjà pas à la hauteur. On ne pourrait pas accueillir ce flux de personnes. Et les finances des collectivités sont déjà au plus bas ». Des investissements massifs sont pour autant évoqués, en particulier pour le ferroviaire.



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