L’église Sainte-Jeanne d’Arc, surnommée « la Meringue », possède une architecture unique qu’elle doit à un audacieux mélange d’inspirations.
Aura-t-elle le droit à une seconde jeunesse ? Dans le quartier de la Libération, un important chantier est actuellement dans sa dernière ligne droite. Avant l’été, les résidents pourront profiter d’un parking souterrain flambant neuf, d’une capacité de 220 places. Nous vous le décrivions dans cet article.

Sortira de terre un jardin de 2.600 m² avec, au centre, une imposante statue de Jeanne d’Arc, dont nous vous dévoilions les premiers visuels en novembre dernier. Tout près de ces travaux, se dresse un bâtiment à nul autre pareil.
Le clocher ressemble à un cierge pointé vers le ciel

Un ensemble à la fois captivant et intrigant. Nous parlons bien sûr de l’église Sainte-Jeanne d’Arc. Son aspect vous ferra certainement penser à mélange entre une mosquée et une fusée.
En effet, ses huit coupoles en forme d’ovoïdes et son clocher de 65 mètres de haut offrent aux observateurs une vision plutôt originale.
Le clocher se dresse dans le ciel, tel un cierge pointé vers les nuages. Toujours à l’extérieur, son porche en ellipse donne l’impression d’une harmonie complète de la structure.

Elle fut construite entre 1926 et 1933, même si le début officiel de son aménagement peut être situé en 1914 avec les fondations et une crypte. La chapelle doit patienter avant de voir son agencement reprendre après la guerre. L’architecte Jacques Droz cornaque sa fabrication, utilisant le béton armé pour échafauder son œuvre, ce qui donne au bâtiment religieux un aspect futuriste.
D’immenses fresques d’un artiste russe

Une fois inaugurée, elle est classée monument historique dès juin 1992 et reçoit le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2001. En poussant ses portes, vous tomberez sur de sublimes fresques de l’artiste russe Eugène Klementief. Ses œuvres s’étendent sur 95 mètres carrés, ornant les murs immaculés et arrondis du site. On y découvre un style Art déco, à la fois africain et avant-gardiste.
Parfois surnommée « la Meringue » pour la blancheur de ses parois extérieures, elle porte aujourd’hui moins bien son nom, en raison des toitures dégradées, largement noircies. Cela fait tache dans le paysage de ce secteur requalifié, avec une rue Grammont bientôt totalement piétonnisée et le nouveau parc.
Vers un ravalement de façade ?

Dès lors, l’intention de la municipalité est de « rendre à l’édifice sa blancheur originale très rapidement », comme l’avait confié Christian Estrosi jeudi 29 février. Pour cela, des discussions ont été lancées avec monseigneur l’évêque. Car il convient de préciser que puisque l’église fut bâtie après 1905, sa gestion revient au diocèse.

La mairie subventionnerait l’opération qui pourrait se tenir en 2024. Rappelons qu’il y a une quinzaine d’années, elle a déjà fait l’objet de restaurations, manifestement ratées.



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