Une étude de Santé publique France souligne que la consommation quotidienne d’alcool a chuté « significativement » entre 2017 et 2021 dans la Région Sud. Mais cette bonne nouvelle cache d’autres points moins réjouissants.
Où consomme-t-on le plus d’alcool dans l’Hexagone ? Jeudi dernier, dans un baromètre dédié à ce sujet, Santé public France a répondu à la question en donnant, région par région, le taux d’adultes de 18-75 ans buvant quotidiennement en 2021. Sachez tout d’abord que la moyenne nationale est de 8%.
Tout en haut du panier, l’Occitanie (11%) récupère la première place de ce classement. Elle devance d’assez loin la Nouvelle-Aquitaine, dont 10,2% de la population déclare consommer régulièrement des boissons alcoolisées, et les Pays-de-la-Loire (9,7%).
La Région Sud au pied du podium
Voilà pour le podium, derrière lequel on retrouve notre Provence-Alpes-Côte d’Azur (9,1%), quatrième. C’est bien plus par exemple que dans les Hauts-de-France (6,8%) ou en Guadeloupe et en Martinique (5%), qui sont les secteurs les moins consommateurs selon l’étude.
Il y a donc du bon et du moins bon pour le Sud-Est, puisque si nous nous situons au-dessus de la moyenne française, on note que le taux a « diminué de manière significative depuis 2017″, comme le stipule le rapport. Un phénomène qui se généralise à l’ensemble du pays.
Moins de passages aux urgences liés à l’alcool
Autre bonne nouvelle, la chute du nombre de passages aux urgences en lien direct avec l’alcool. Nous sommes tombés à 15.145 en 2023, contre 17.464 en 2017. Les départements de la région les plus concernés par les arrivées à l’hôpital pour cette raison sont les Alpes-Maritimes et le Var.
En revanche, les alcoolisations ponctuelles importantes (API), qui correspondent à six verres standards (minimum) bus en quelques heures, n’ont pas évolué entre 2017 et 2021. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 16,4% des personnes entre 18 et 75 ans ont confié avoir des API mensuelles. Une proportion semblable à celle observée en France (16,5%).
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Enfin, l’analyse démontre que les hommes ont plus tendance à dépasser les repères de consommation, qui sont de maximum deux verres par jour, et pas quotidiennement. Ajoutons que les individus les moins aisés sont moins sujets à cette dépendance.





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