Selon le dernier baromètre de Santé publique France publié ce mardi 23 janvier, la consom­mation quoti­dienne d'alcool en Provence-​Alpes-​Côte d'Azur en 2021 était supérieure à la moyenne nationale. 

Les azuréens aiment boire de l'alcool ! Mais si la consom­mation nationale reste assez élevée, les Français semblent en consommer moins qu'auparavant.

Les conclu­sions de Santé publique France, sur l'année 2021, mettent en lumière les tendances à long terme, révélant "une diminution très signi­fi­cative de la consom­mation quoti­dienne déclarée au cours des dernières décennies".

Ainsi, la proportion de consom­ma­teurs hebdo­ma­daires, qui s'élevait à 62,6% en 2000, a chuté à 39% en 2021.

Par ailleurs, la part d'adultes consommant de l'alcool quoti­dien­nement a prati­quement été divisée par trois, passant de 21,5% en 2000 à 8,0% en 2021. Les autorités sanitaires, dans leurs résultats, observent parti­cu­liè­rement "des dispa­rités régionales".

La région Provence-​Alpes-​Côte d'Azur au-​dessus de la moyenne 

C'est en Occitanie que l'on observe la part la plus élevée de consom­ma­teurs d'alcool quoti­diens parmi les 18-​75 ans, avec un taux de 11%, selon les données de Santé publique France. Elle est suivie par la Nouvelle-​Aquitaine (10,2%) et les Pays-​de-​la-​Loire (9,7%).

La région Provence-​Alpes-​Côte d'Azur pointe à la quatrième place. Santé publique France estime que 9,1% des consom­ma­teurs d'alcool présentent une alcoo­li­sation ponctuelle impor­tante (API) chaque mois. Ce chiffre dépasse la moyenne nationale, établie à 8%.

Contrairement aux stéréo­types, la région Hauts-​de-​France affiche un taux inférieur à la moyenne nationale. Dans le nord du pays, la proportion de consom­ma­teurs d'alcool quoti­diens s'élève à 6,8%, en baisse par rapport à 2017.

En 2021, la consom­mation d'alcool était également moins fréquente dans les DROM (Départements et Régions d'Outre-Mer) : Guyane, Martinique, Guadeloupe et La Réunion présentent un taux estimé à 5%.

Des "alcoolisations ponctuelles importantes" en hausse

Le phénomène des "alcoo­li­sa­tions ponctuelles impor­tantes" (aussi appelé "binge drinking"), défini par la consom­mation d'au moins 6 verres d'alcool en une seule occasion, semble globa­lement en diminution parmi les jeunes hommes. Cependant, il montre une tendance à augmenter parmi les femmes de plus de 35 ans.

Selon l'agence de santé publique, cette évolution souligne la nécessité de mettre en place des actions de prévention visant à réduire les risques associés à la consom­mation d'alcool.

Dans la région Provence-​Alpes-​Côte d'Azur, Santé publique France estime que 16,4% des consom­ma­teurs d'alcool présentent une alcoo­li­sation ponctuelle impor­tante (API) chaque mois. Ce taux se situe dans la moyenne nationale, qui est de 16,5%.

Rappelons que la consom­mation d'alcool est respon­sable d'environ 41.000 décès par an, et fait partie des premiers facteurs de risque de décès prématuré. L'AFP souligne que la France n'est "pas dotée d'un plan national de lutte".

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