Une étude de l’Insee démontre que les actifs de la Région Sud produisent moins de CO2 que la moyenne lors de leurs déplacements pour aller au travail. Voici pourquoi.
Publiée le 21 mai dernier, l’enquête de l’Insee porte sur l’année 2019, durant laquelle 1,8 million d’actifs en Provence-Alpes-Côte d’Azur se déplaçaient pour aller sur leur lieu de travail. Des trajets forcément impactants pour la planète s’ils sont réalisés via un moyen de transport polluant.
Mais d’après les chiffres du rapport, la Région Sud s’en sort assez bien, puisque les employés y ont généré 1,2 million de tonnes de gaz à effet de serre, soit en moyenne 0,66 tonne par individu. Il s’agit du troisième meilleur taux de France métropolitaine, derrière l’Île-de-France (0,41) et de Corse (0,63). Dans l’Hexagone, la moyenne est de 0,78.
Un usage moindre de la voiture en Région Sud
Comment expliquer ce bon résultat ? Principalement car nous prenons moins les véhicules motorisés pour nous rendre au boulot. La répartition est faite ainsi : 80% des habitants du Sud-Est adoptent la voiture ou la moto, contre 84% dans le reste du pays. Cette différence se retrouve ensuite dans le pourcentage de personnes utilisant les transports en commun, la marche ou le vélo (20% chez nous, 17% sur le territoire français).
Or, il faut savoir que l’automobile est à elle seule responsable de 97% des émissions d’équivalent CO₂. Pourquoi sommes-nous moins des coutumiers de ce mode de déplacement ? Car la distance entre le domicile et l’entreprise est plus courte chez nous (12,2 kilomètres) que pour nos compatriotes (14,3 kilomètres).
Plus le travail est loin, plus on émet du CO2
Un constat global s’impose à la lecture de l’étude : plus vous résidez loin de votre travail, plus vous êtes susceptible de polluer lors de votre voyage vers le travail. Une logique qui affecte particulièrement ceux vivant en dehors des pôles urbains. Plus votre maison ou appartement se trouve loin des grandes agglomérations, en ce qui nous concerne principalement le secteur de la Côte d’Azur, plus votre taux d’émission sera élevé.
Des communes comme Beaulieu-sur-Mer (0,3), Antibes (0,4), Cannes (0,4) ou Roquebrune-Cap-Martin produisent ainsi moins de gaz à effet de serre que Péone (1,3), Beuil (2) ou Saint-Dalmas-le-Selvage (2,3). Les données récoltées nous permettent de voir que lorsqu’on s’éloigne du littoral maralpin pour entrer dans les terres, la propagation est de plus en plus forte.
Des trajets moins polluants dans les grandes villes
Les salariés des villes importantes sont moins concernés car ils ont tendance à effectuer de courts trajets au sein de leur pôle de résidence (78%). Ils cumulent les moyens de transport doux et une faible distance à parcourir. Il en va de même pour les travailleurs se rendant d’une grande municipalité à une autre.
Par exemple, ceux allant de Nice à Monaco ont une efficacité carbone de 87 grammes de CO2 par kilomètre, contre 128 pour ceux voyageant de la périphérie niçoise à la Principauté. Autre image, de la Baie des Anges à Cannes ou Antibes, vous dépenserez 112 grammes de CO2 par kilomètre. Ce montant grimpe à 139 si vous habitez dans la zone périurbaine de la capitale maralpine.
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En plus de ces conclusions, l’Insee nous indique que les femmes (0,6) sont moins émettrices que les hommes (0,8) du fait des plus faibles distances effectuées et d’un usage plus grand des transports en commun (27% contre 17%).
Enfin, à court terme, le télétravail réduira l’impact des déplacements entre la maison et le lieu professionnel (-11%). Des interrogations existent néanmoins sur le plus long terme.





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