Le maire LR de Cannes David Lisnard souhaite « compter le plus possible » à droite lors des élections législatives du 30 juin avec son parti Nouvelle Energie (NE) qui soutient 71 candidats, tout en se défendant d’avoir donné « un coup de canif » à sa famille politique.
Le président de l’influente Association des maires de France (AMF), qui nourrit des ambitions élyséennes pour 2027, entend donner lors des législatives une dimension nationale à Nouvelle Energie, formation qu’il avait créée pour conquérir la mairie de Cannes il y a dix ans.
Parmi les 71 candidats qui arborent son logo, la plupart sont rattachés aux Républicains, d’autres au Nouveau Centre d’Hervé Morin et quatre ont été investis uniquement avec l’étiquette NE.
M. Lisnard a choisi de lancer son parti aux législatives « pour ajouter des compétences et essayer d’avoir des nouveaux talents », afin d’apporter « une première pierre de reconstruction d’une droite libérale, nationale et humaniste », a-t-il expliqué à l’AFP.
« On ne veut pas ajouter du désordre, mais de la densité programmatique et un renouvellement de l’offre de contenu et personnes », a-t-il ajouté, avec « l’ambition de compter le plus possible » à droite dans les prochaines années.
« Je parle en face : je ne mets pas de coup de canif »
A Paris, il s’est rendu jeudi dans le 17e arrondissement pour y soutenir la candidature de Geoffroy Boulard, candidat qui arbore également le logo LR sur son affiche.
Une initiative qui a semé le trouble au sein de la direction des Républicains, déjà fortement ébranlée par l’alliance électorale conclue contre son avis par Eric Ciotti avec le RN.
Dans un entretien à Nice-Matin, la présidente de la Commission nationale d’investiture Michèle Tabarot a dénoncé mercredi « un coup de canif dans le fonctionnement de notre parti ».
Une accusation rejetée par M. Lisnard. « Je parle en face : je ne mets pas de coup de canif, mais j’espère que je ne prendrai pas un coup de poignard dans le dos », a-t-il répliqué. Le maire de Cannes dénonce le coût des promesses électorales du RN, du Nouveau Front populaire et même de la Macronie. « Je ne me retrouve pas là-dedans », explique M. Lisnard, qui dénonce régulièrement l’excès de bureaucratie et de dépense publique.





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