Sans surprise aucune, Christian Estrosi était réélu président de la métropole de Nice vendredi dernier, fonction qu’il occupe depuis douze ans. Le maire en a profité pour annoncer le lancement d’un « Plan 2040 ». Voici les priorités de cette feuille de route.
Décryptage - Comment aura évolué le pays de Nice d’ici une quinzaine d’années ? C’est la grande question sur laquelle les élus communautaires vont plancher ces prochains mois, avec l’élaboration du « Plan 2040 ». Jusqu’à présent, en matière de transports ou de préservation de l’environnement, entre autres dossiers, l’agglo se projetait jusqu’en 2030.
Premier thème abordé par Christian Estrosi en séance plénière, le 19 juillet : l’attractivité économique de Nice-Côte d’Azur. Le programme restant à construire, le président n’a rien proposé de concret, mais il s’est satisfait du bilan. « Les études des médias placent notre Métropole parmi les plus attractives de France (on l’évoque par ici, NDLR). Nous sommes endettés parce que nous avons investi pour attirer, et ça a fonctionné ».
Avec des résultats tangibles, souligne-t-il, en termes de baisse du chômage et de créations de nouvelles entreprises. Bien des indicateurs sont au beau fixe, mais sur l’emploi, Nice peut mieux faire : d’après l’Insee, la zone concentrait 145.000 postes en 2009, 148.000 en 2020. Mais si on s’y intéresse de près, on note aussi que le chômage a reculé entre 2015 et 2021, de 10,4 à 9% — un point au dessus de la moyenne française.
Ces dernières années, « de nombreux jeunes ont quitté notre territoire et ne sont pas revenus. Nous avons mis un terme à cet exode. Quatre nouvelles écoles ouvriront à la rentrée et nous aurons bientôt une faculté de pharmacie ». Un tableau globalement exact, qui peut être nuancé. Certes, Nice fait mieux qu’hier pour ses jeunes, mais il reste du chemin à faire. Le classement de l’Université locale reste peu brillant, la cité n’excelle pas au palmarès des villes étudiantes et le logement reste à des prix bien trop excessifs pour attirer tous les talents, qui font parfois le choix d’autres métropoles.
Déchets, retrait du béton…
L’autre axe majeur, c’est celui des transitions écologique et énergétique. « Les tempêtes, inondations et nuits tropicales vont devenir une norme. Face à cela nous lançons un plan de modélisation avec des experts pour repenser l’aménagement de nos communes », ce qui était déjà le cas depuis un moment, avions-nous compris.
« Nous ferons le nécessaire pour rendre notre sol de moins en moins imperméable« a-t-il encore promis, avec de nombreux hectares de parcs et jardins qui sont actuellement ouverts dans la Plaine du Var.
Et de rappeler le chantier de la station d’épuration Haliotis II, l’un des plus grands desseins industriels de France, qui bénéficiera à 26 communes métropolitaines, et non plus 21. Sans oublier Arianeo, le projet de modernisation de l’Unité de Valorisation Énergétique, achevé d’ici deux ans en principe.
Une vice-présidence était spécialement créée, vendredi dernier, pour suivre l’avancée de ce programme. Elle a été confiée à un fidèle du maire-président, le niçois Anthony Borré, également chargé du logement, de la rénovation urbaine et de l’insertion professionnelle.



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