Alexandra Borchio Fontimp demande au gouvernement davantage de moyens, alors que les professionnels se sont déjà mobilisés à de nombreuses reprises, sans obtenir d’avancées décisives, estime-t-elle.
La plupart, voire la totalité des pompiers sont exposés et contaminés par des substances toxiques dans le cadre de leur travail. Pourtant, leurs maladies - bien souvent des cancers - sont encore peu reconnues comme étant des conséquences directes de leur engagement pour le service public.
D’après la sénatrice des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp (Les Républicains), des solutions peuvent être trouvées, notamment, avec « une aide supplémentaire de l’État, pour engager une mise aux normes de leurs équipements », tel que l’édile antiboise le développe lundi 22 juillet.

Par ailleurs, elle appelle à la création d’un fichier, « facile à mettre en oeuvre », qui permettrait de tracer avec précision l’intervention des soldats du feu sur des missions particulièrement risquées sur le plan sanitaire.
Pour documenter la prévalence des maladies chez les pompiers, elle réclame également au ministère de l’Intérieur de commander une nouvelle étude scientifique, qui cernerait mieux « les taux d’exposition et les niveaux de contamination ».
Administratrice du SDIS 06, le Service d’incendie et de secours géré par le conseil départemental des Alpes-Maritimes, la sénatrice appelle l’État à mieux accompagner financièrement les collectivités. Reste à voir si Gérald Darmanin pourrait considérer ce dossier comme ayant trait aux seules affaires courantes qu’il est en droit de suivre actuellement, ou s’il faudra attendre un nouveau gouvernement - pas avant la fin des JO 2024 d’après l’Elysée - pour que les choses avancent.





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