- Vous lisez un épisode de “Le Vieux-Nice, l’âme de la cité”, l’un des dossiers de Nos Quartiers, la nouvelle rubrique gratuite de Nice-Presse.
Président de l’association des commerçants du Vieux-Nice depuis quinze ans, Jean-Pierre Lellouche a cette ville dans le cœur et dans le sang. Rencontre.
Il ne passe pas inaperçu. Quand vous marchez au côté de Jean-Pierre Lellouche, fondateur du magasin MC Tissus, difficile de ne pas être intercepté dans les ruelles du centre-ancien.
Les accolades et les sourires s’enchaînent à chaque coin de rue. « Je passe plus de temps ici que chez moi, se marre-t-il, avec la bonhomie qui le caractérise. Je suis un homme comblé. Ce rôle me tient tellement à cœur… Nous formons tous une grande famille. »
1 - Quels sont les évènements et grands projets portés par « Avenir Vieux-Nice » ?
Chaque année, nous organisons plusieurs rendez-vous devenus incontournables. À commencer par notre grande braderie, où tous nos adhérents sortent, dans un esprit convivial.
« Les commerçants veulent de la sécurité avant tout »
Il y a le championnat du monde de pan bagnat, où les participants doivent en concocter trois, et la course des garçons de café, où les serveurs doivent réaliser le plus rapidement possible un parcours de plus d’un kilomètre, avec un plateau à la main. Nous avons notre traditionnel Toy Run, des tours en Harley Davidson contre des jouets sur la place Palais de Justice avec les Bandidos et le regroupement des véhicules anciens avec l’Automobile Club de Nice.
2 - Quelles sont les principales demandes des commerçants qui vous sont remontées ?
Ils veulent de la sécurité avant tout. Nice reçoit énormément de monde, surtout l’été. Les voleurs et les pickpockets en profitent. La police passe plusieurs fois par jour, mais il est important d’intensifier encore ces rondes.
Quelques magasins se font ouvrir la nuit, mais heureusement, grâce aux caméras, on retrouve régulièrement les délinquants. Nous avons aussi la chance de nous appuyer sur un groupe WhatsApp où tous les commerçants sont présents. Cela permet de résoudre rapidement les problèmes.
3 - Quelles sont les nouveautés que vous aimeriez mettre en place ?
Nous allons lancer un tournoi de pétanque, sur la place du Palais de Justice ou Saint-François, au mois de septembre ou octobre, après le regroupement des voitures anciennes. Il serait destiné aux commerçants, qui défendraient leurs couleurs en doublette.
Nous aimerions également dans les années à venir faire une demande de rénovation des sols de l’ensemble du Vieux-Nice. Ils ont besoin d’être repris, certains pavés s’en vont, et les gens se prennent parfois les pieds dans des trous.

4 - Comment expliquez-vous le succès et la force de l’association ?
Nous nous appuyons sur 300 adhérents (sur un total de 756 professionnels, dont 151 dans la restauration). C’est un chiffre croissant. Cette année, nous comptons d’ailleurs battre notre record d’adhésions.
« Le Vieux-Nice doit rester authentique, sans grande enseigne »
Nous fonctionnons comme une famille, tout le monde s’entraide et tout le monde fait en sorte de favoriser le bien vivre ensemble. Le Vieux-Nice est cosmopolite, il est possible de trouver les cuisines du monde entier, de la Turquie à l’Italie, en passant par le Vietnam ou nos traditions locales. Le tout dans un cadre préservé, sans grandes enseignes, mais avec des commerces de proximité. Il doit rester authentique, avec des petits magasins.
5 - Comment êtes-vous arrivé dans ce costume de président, qu’est-ce qui vous anime au quotidien ?
Nous avons repris une association existante, qui datait de 1993. Dans les années 2005, avec Marc Pollini, et nous lui avons donné un nom et une identité en lien avec le Vieux-Nice. Nous avons voulu faire quelque chose de très fort dès le début, en créant un évènement majeur pour redynamiser le quartier. Nous avons donc lancé la première grande braderie dans les rues.
Le rôle de président me tient à cœur, mais j’essaye de trouver quelqu’un pour prendre ma succession. Il est important de trouver une personne dynamique et dévouée. Notre force, ce sont tous ces commerçants qui s’impliquent pour l’intérêt général, ainsi que nos nombreux partenaires, comme l’Opéra, la Fondation Lenval ou l’OGC Nice Handball, sans qui nous ne serions rien, car nous ne bénéficions d’aucune subvention.





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