Le service des secours maralpin est-il instrumentalisé à des fins politiques ? C’est ce qui pèserait sur une part des effectifs, qui dénoncent « souffrance, pressions, harcèlement et risques psycho-sociaux ». Informé de ces accusations en début de semaine, le président du Conseil départemental a demandé des explications à son administration.
Ces pompiers craignent que le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ne devienne un instrument utilisé dans la guerre des élus qui fait rage sur la Côte d’Azur. Plus encore, les soldats du feu s’inquiètent et dénoncent une souffrance au travail qui se serait développée, en partie à cause, de ces pressions.
C’est ainsi l’état d’esprit général d’une note du syndicat Avenir Secours, datée au 7 janvier et qui a été transmise à Nice-Presse. Les professionnels entament, amers : « La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) s’est transformée en Gestion des demandes Politiciennes, des Epouses et des Copains (GPEC). Cette situation est insupportable ».
À lire les représentants des personnels, « les passe-droits sont devenus légions », avec des « décisions qui ne sont plus guidées par l’intérêt général et le bien de l’établissement », chargé d’assurer des missions de secours dans l’ensemble des Alpes-Maritimes.
« Système », « clientélisme »
Incendiaire, le document évoque une dérive qui ferait presque du SDIS « une entreprise familiale voire une amicale de pétanque » avec « des conséquences importantes ». Des individus dont les qualifications soulèvent des doutes en interne seraient recrutés. Sont évoqués les renvois d’ascenseur « d’un petit clan », avec l’arrivée « du copain d’enfance de la sénatrice ou du député », « du mari de la syndicaliste », « du colleur d’affiche de la permanence du député », « le fils de l’élue de Mandelieu» ; « le copain de la chasse », etc.
Tous « passent devant leurs collègues, et les valeurs de mérite et de travail sont piétinées ». Un « système de favoritisme » ou un « clientélisme médiocre qui ne se cache plus ». Une situation si dégradée que les syndicalistes n’hésitent pas à dénoncer « une mafia niçoise », dont « les métastases touchent les territoires et les groupements ».
« Harcèlement » et « risques psycho-sociaux »
Au-delà d’un seul aspect moral, Avenir Secours s’indigne « de la souffrance des agents du SDIS » : « Élus, syndicalistes, cadres supérieurs, tous ceux qui influent injustement et de façon illégitime dans les avancements et les promotions, les mobilités, doivent en répondre et portent une lourde responsabilité ».
Conséquence de quoi « des risques psycho-sociaux » auraient progressé - les atteintes à la santé physique et mentale, liées à du stress ou de la violence ressentie sur le lieu de travail - notamment à cause de « comportements harceleurs dont sont victimes certains de nos collègues ».
« La principale cause de la souffrance au travail est liée à la gestion des carrières », avec des recrues qui « bénéficient d’épopées fulgurantes » et d’autres dont les « carrières (sont) bloquées sans motif légitime ».
Le président Ginésy demande des explications
Devant la gravité des accusations portées, nous sollicitions en début de semaine le Conseil départemental, la collectivité ayant la charge du Service départemental d’incendie et de secours.
« Le Président des Alpes-Maritimes Charles Ange Ginésy n’a jamais eu connaissance de ces déclarations avant leur transmission via Nice-Presse » a répondu son service de communication, le 27 janvier. « Il a sollicité le Directeur départemental du SDIS sur les sujets évoqués, et attend un retour de son administration ». Avant de s’exprimer plus longuement.





Une affaire qui sera tué dans l’Œuf … Le Président ne demandera jamais d’enquête interne par un organisme indépendant pour mesurer l’ampleur de l’affaire… Il serait intéressant qu’au delà du rapport des faits les journalistes que vous êtes mènent une enquête interne auprès des personnels du sdis pour mesurer l’ampleur des dénonciation de ce syndicat… une souffrance au travail connu du service DRH et du service de santé très certainement… Un véritable comportement de mafieux digne des quartiers Une soupe ou les Politiques le Syndicat Majoritaire et le Commandement interviennent tour à tour et à tout va pour favoriser tel ou tel… Lire la suite »
Tiens Tiens comme c’est bizarre…ça fait 13 ans que je n’arrive pas à me faire recruter pour rentrer CHEZ MOI!!!! effectivement je n’ai jamais collé d’affiche
Bien sûr la gangrène est de mise et admise depuis longtemps au sein du 06.
Rien de nouveau à signaler si ce n’est une dérive mafieuse qu’il faut à tout prix dénoncer et stopper au risque de voir un système qui ne fonctionne qu’avec des idiots et des incapables aux manettes.
Cet état de fait est généralisé dans toutes les Directions du CD06 et pas uniquement au SDIS…ces pratiques sont le reflet d une interprétation clienteliste du principe de libre administration des collectivités territoriales…
Cela se sait et se pratique depuis la plus haute strate d autorité…!!! Les avancements et promotions de grade sont en partie liés a l appreciation subjectives de la valeur professionnelle de certains par ceux detenant les pouvoirs…heureusement les examens et concours permettent a d autres de progresser…mais les pratiques sont totalement devenues opaques depuis que les représentants des personnels ont ete mis a l écart dans les processus d avancement
Le Président Ginesy pourrait se pencher sur d’autres structures relevant du Conseil Départemental, dont le SICTIAM par exemple
c’est une HONTE absolue !!!