Le nouveau maire de Nice relance le projet historique d’un pôle portuaire à l’ouest de la ville, à proximité immédiate de l’aéroport international. Cette infrastructure d’envergure, pensée pour désengorger le centre historique, fera l’objet d’études de faisabilité cruciales.
Éric Ciotti remet le cap vers une ambition niçoise, un très vaste horizon. Le nouveau maire et président de la puissante Métropole Nice-Côte d’Azur le pose sans ambages, il rouvre le débat sur l’aménagement d’un port tout proche de la Plaine du Var.
La ville « a une façade maritime exceptionnelle dont nous ne tirons pas encore tout le potentiel économique » analyse le premier magistrat (UDR) dans Nice-Presse. « La question d’un pôle portuaire complémentaire à l’ouest, en lien avec l’aéroport et nos grandes infrastructures logistiques, est une question sérieuse. »
Éric Ciotti : « c’est le travail que nous engageons »
L’idée, dit-on, faisait partie des échanges les plus stratégiques avec ses colistiers au cours de la campagne électorale, en particulier les experts de l’économie maralpine que sont l’ancien « patron des patrons » Pierre Ippolito (devenu adjoint au maire) et le chef d’entreprises Jean-Pierre Rivère (conseiller spécial).
La volonté d’Éric Ciotti, « mieux répartir les flux nautiques, soutenir les filières économiques liées à la mer, renforcer l’attractivité internationale du territoire, tout cela est lié. » Un dessein immense qui n’est pas qu’un rêve : « des études de faisabilité sont nécessaires avant d’aller plus loin. C’est le travail que nous engageons. »

Malgré sa position enviable, la cité ne dispose d’un port que depuis le mitan du XVIIIe siècle. Aujourd’hui essentiellement patrimonial, Lympia accueille des activités de plaisance, nos fameux pointus, de plus en plus épisodiques ferries et quelques mouvements industriels.
Avec une taille modeste, celui de Carras, à l’extrême ouest de la Promenade des Anglais, est pour sa part « complètement déserté » de nos jours. Notre façade maritime est donc devenue un sujet d’avenir relativement urgent. Qu’Éric Ciotti ne compte pas éluder.
Des doutes à trancher : écologie, coût financier, risques…
Pensé à l’origine pour résoudre la saturation et les nuisances (embouteillages, pollutions, etc) du coeur historique, le projet d’un nouvel équipement a longtemps été un serpent de mer azuréen. Avec le développement des pistes d’atterrissage dans les années 1970, les précédentes équipes en place ont été plusieurs à se pencher sur l’idée d’infrastructures maritimes.
Autres temps, autres techniques, au cours d’un accident majeur et un tsunami, de premières opérations avaient causé plusieurs victimes à la fin de l’année 1979. L’évolution des savoirs en la matière, notamment les procédés monégasques et asiatiques, ont parfois remis le dossier sur la table, avec le désir d’aussi connecter cet éventuel pôle à l’A8 et au réseau de tramway flambant neuf.
L’étude évoquée par Éric Ciotti (qui fait réagir la gauche et les riverains) permettra de lever, ou non, plusieurs hypothèques : le coût (faramineux certes mais pas nécessaire insurmontable), l’impact sur l’environnement et la gestion des risques. Le lancement d’un tel chantier placerait Nice sous les projecteurs de toute l’Europe.



C’est une évidence des plus pertinentes !! Mais que l’offre soit complémentaire de celle du port de Marseille et de genes.