Franck Martin est l’adjoint au maire chargé des commerces niçois. Mais sur ce dossier, il s’est déporté : c’est au nom du gestionnaire, l’agence Mercier, qu’il fait le point sur les investissements mobilisés pour les Docks de la Riviera. Arrivées d’enseignes, travaux… Le message envoyé est clair : les propriétaires n’entendent ni vendre, ni laisser dépérir la cité marchande de la Libé.
Nice-Presse - Ces derniers mois, on a dit que la halle serait au bord du baisser de rideau, voire d’une vente. C’est vrai ?
Franck Martin - C’est archi faux. En reprenant le pilotage, l’agence Mercier a découvert ce qu’elle a découvert. Il a fallu remettre à plat beaucoup d’éléments, faire avec des tensions existantes. Mais je vous le dis, vendre les Docks de la Riviera, c’est niet. Les propriétaires, vu le quartier, ne manquent pas de propositions, pourtant. Ils ont choisi d’investir. J’ai entendu les critiques sur les loyers : ils correspondent à ce qui est prévu par la loi, et ils ne sont pas plus élevés qu’ailleurs.
« Je vous annonce que des artistes seront conviés à y réaliser une fresque de street-art »
Quels travaux concrets sont prévus ?
Une rampe PMR pour les Personnes à Mobilité Réduite, ce qui implique l’obtention d’autorisations et le déplacement de l’entrée. Nous avons subi des dégradations malveillantes du côté des sanitaires, qu’il a bien fallu réparer. Les box qui ne sont plus aux normes sont démontés, pour accueillir de nouvelles affaires qui repartiront sur de bonnes bases. Une rôtisserie arrive bientôt. Et je vous annonce que, pour redynamiser les lieux, des artistes seront conviés à y réaliser une fresque de street-art. Le sol doit aussi être repris, on regarde ce qui est possible pour le refaire, tout en gardant quelque chose de fonctionnel.
Parmi les commerçants de la cité marchande, lesquels sont partis, viennent d’arriver…?
Le boucher est parti, parce qu’il est âgé et qu’après un contrôle, de lourds investissements lui avaient été demandés (le restaurant Da Andrea Mercato a lui aussi plié bagage en décembre dernier, ndlr). Un concept italien, Solobello, est arrivé, avec aussi une sandwicherie, L’Esquiché. Ces dernières semaines, Papa Socca a débarqué, avec une ouverture sur la rue, ce qui est très positif, ça draine du monde !
Ailleurs à Nice, les halles de ce type ont fermé les unes après les autres… Ce modèle a-t-il un avenir ?
Les marchés sur les places ou dans des rues traversent aussi une crise. Les modes de consommation ont changé, dans tout le pays. Le défi, c’est de proposer de vrais bons produits, avec de vrais bons services. Et de défendre un certain esprit.



Cette cité marchande a beaucoup décliné ces dernières années mais reste incontournable en raison de la présence d’excellents et sympathiques commerçants, par exemple Jérôme le poissonnier et Hélène la traiteur chinoise. Le propriétaire dit qu’il n’est pas question de vendre mais qu’attend-il pour rénover les boxes’ nettoyer et repeindre, protéger les allées extérieures de la pluie ? Cela attirerait de nouveaux commerçants et rendrait à nouveau à la cité l’allure et l’attractivité qu’elle mérite.
La situation actuelle de la cité n’est pas attirante pour les clients
Ce n’est pas d’une fresque dont ils ont besoin mais de boxs restaures et remplis surtout car il n’y a plus que 4 commerces et 1 bar
Les commerces actuels sont très bien il faudrait en faire venir d’autres comme un boucher un boulanger un traiteur par exemple