Le marché de l’immobilier ancien en France affiche une légère reprise au premier trimestre, selon l’analyse publiée mardi par le groupe Foncia, spécialiste de la gestion de biens et des transactions immobilières.
Sur un an, le volume des transactions a progressé de 8 % au premier trimestre, signe d’une « dynamique favorable » portée par le retour en force des primo-accédants, séduits par des conditions d’emprunt plus attractives, observe Foncia.
« Le climat actuel reflète un réel retour à l’équilibre entre les acquéreurs et les vendeurs », souligne le groupe dans un communiqué, illustré par une hausse des visites de biens et un afflux de nouveaux acheteurs sur le marché.
Cependant, des disparités notables persistent entre les régions, tant en matière de prix que de surfaces vendues. Certaines villes, comme Bordeaux et Montpellier, se démarquent par une « dynamique forte » qui confirme leur attractivité.
Un frein subsiste néanmoins : « l’absence des investisseurs particuliers », une situation que le réseau attribue à la hausse « des charges et des taxes (…) sur les propriétaires bailleurs privés », mais aussi aux contraintes liées à l’encadrement des loyers et aux restrictions de location des passoires thermiques. Face à ces mesures, certains propriétaires préfèrent vendre plutôt que d’investir dans des travaux de rénovation.
« Cette absence d’investisseurs particuliers fragilise encore le marché », alerte Jordan Frarier, président de Foncia Transaction, qui plaide en faveur de la création d’un statut spécifique de bailleur, accompagné d’ »avantages fiscaux », afin d’encourager un « retour efficace vers des projets d’acquisition ».
(Avec AFP)



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