Cette brève est un extrait de RIFIFI, notre rubrique du mercredi consacrée aux indiscrétions politiques. À découvrir par ici.

CIOTTI (PAS TROP) INQUIÉTÉ. Sur les réseaux sociaux, nombreux ont été ceux à s’amuser de la proposition de loi annoncée par l’UDR Eric Ciotti, tentant d’éviter l’exécution provisoire d’une inéligibilité pour les élus visés par des affaires judiciaires. Evidemment, les Internets se sont rappelés des signalements déjà déposés contre le député niçois, justement pour des suspicions des « détournements de fonds publics ». Hasard (non) du calendrier, Le Monde dévoile que l’association de lutte contre la corruption Anticor a déposé, en janvier, une plainte contre Eric Ciotti pour ce type de faits. Le coeur du sujet est de savoir si celui qui fut président du Conseil départemental a continué à bénéficier de moyens pléthoriques une fois qu’il eut quitté ces fonctions et de migrer vers la commission des finances. Une affaire qui n’implique pas d’enrichissement personnel, et qui aurait peut de chances de remuer le Niçois, selon un spécialiste du dossier qui ne l’apprécie pourtant pas tellement : « en face, ils auront beau jeu d’arguer de la ‘libre administration des collectivités’. Il n’y a pas de jurisprudence, et ce qui n’est pas formellement interdit est autorisé. En tous les cas, Ciotti pourra dire que c’est l’équipe du président Ginésy qui a validé cette organisation ». Président qui est aussi visé par la plainte.

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Fondateur de Nice-Presse à 20 ans (2019) et plus tard de Menton-Presse (2026), Clément Avarguès est diplômé de l'EDJ Nice. Ancien chroniqueur politique pour BFM Nice Côte d'Azur (2022-2024), il est spécialisé dans l'analyse des grands projets locaux et les interviews. Résident niçois depuis dix ans et signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction, il dirige la stratégie éditoriale du groupe avec un engagement fort pour la transparence et l'indépendance.

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