Maladies cardio-neuro-vasculaires : des inégalités régionales criantes persistent en France, avec des taux de mortalité et d’hospitalisation très variables selon les territoires.
Selon une étude publiée lundi par Santé Publique France, les pathologies comme les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore les insuffisances cardiaques continuent de toucher de façon inégale la population française selon les régions, départements, et même à l’échelle infra-départementale.
PACA, la Corse… Des régions en alerte
Pour les cardiopathies ischémiques (notamment l’infarctus du myocarde), plusieurs régions présentent des taux d’hospitalisation bien supérieurs à la moyenne nationale, qui s’établit à 459 pour 100.000 habitants. C’est le cas de la Corse (577), du Grand-Est (563), de PACA (554), de l’Occitanie (519) et de La Réunion (491).
Concernant la mortalité liée à ces cardiopathies, La Réunion enregistre un taux de 81 décès pour 100.000 habitants, contre 59 en moyenne en France. D’autres régions dépassent également ce seuil : la Normandie (71), les Hauts-de-France, le Centre-Val-de-Loire et la Bretagne (67).
Les AVC frappent plus durement les territoires ultramarins
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) connaissent également de grandes disparités territoriales. Les taux d’hospitalisation les plus élevés se trouvent dans les départements d’outre-mer, comme La Réunion, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe, avec jusqu’à 384 hospitalisations pour 100.000 habitants, contre 231 en moyenne en métropole.
La mortalité y est aussi particulièrement élevée : jusqu’à 98 décès pour 100.000 habitants dans ces territoires, contre 58 pour la France entière.
L’insuffisance cardiaque très présente dans plusieurs régions
Pour ce qui est des insuffisances cardiaques, La Réunion, les Hauts-de-France et la Normandie enregistrent là encore des taux d’incidence et de prévalence très supérieurs à la moyenne nationale. Le phénomène s’observe aussi à une échelle plus fine, avec des variations importantes à l’intérieur même de certains départements.
Des causes multiples derrière ces inégalités
Ces écarts régionaux s’expliquent en partie par des facteurs comportementaux et métaboliques : consommation de tabac ou d’alcool, mauvaise alimentation, sédentarité, hypertension artérielle, diabète ou encore hypercholestérolémie.
Mais au-delà des risques individuels, l’accès aux soins, la qualité de la prise en charge, la gravité des cas et le pronostic peuvent également varier d’un territoire à l’autre, renforçant les inégalités.
Deuxième cause de mortalité en France avec environ 140.000 décès par an, les maladies cardio-neuro-vasculaires représentent chaque année plus d’un million d’hospitalisations. Des chiffres qui soulignent l’urgence d’une meilleure prévention et d’un accès plus équitable aux soins.
Avec AFP





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