La Côte d’Azur, un « paradis pour les riches » ? Oui, mais pas uniquement. Une part de la population dispose de hauts revenus, davantage qu’ailleurs, mais cette dernière côtoie (plus ou moins) des ménages très pauvres. Le département est l’un des territoires les plus inégalitaires de tout le pays.
En se baladant le long du littoral azuréen, on peut rapidement se faire une idée du quotidien des milliers de personnes aisées vivant près de la Méditerranée. Il suffit pour cela de contempler les somptueuses villas, palaces et hôtels particuliers du coin.
Attrayante par ses paysages de carte postale et sa douceur de vivre inégalable, la Côte d’Azur séduit principalement des retraités et de riches actifs qui viennent y acquérir leur résidence principale ou secondaire.
Car pour y devenir propriétaire, il faut avoir les reins solides, ce que confirme une étude de l’INSEE. Publiée en 2020, celle-ci nous montre l’importance de la population des hauts revenus parmi les habitants maralpins. Les chiffres remontent certes à 2017, mais ils restent les derniers et les plus précis fournis par l’institution spécialiste des statistiques sur le sujet.
Entre 2 et 5% de « très riches » sur la Côte d’Azur
Plus bord de mer que résidence champêtre ? On remarque que ces grosses fortunes habitent essentiellement sur le littoral. De Menton à Théoule-sur-Mer, elles représentent de 2 à 5% de la population. En revanche, dans l’arrière-pays, on chute très vite, d’abord de 0,5 à 1% dans les Alpes et dans quelques localités au centre des Alpes-Maritimes. Plus on entre dans les terres, plus ces foyers fortunés disparaissent, étant absents, ou presque (moins de 0,5%).
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Au total, un tiers des ménages à très hauts revenus - « majoritairement des couplés âgés sans enfant » - présents en Provence-Alpes-Côte d’Azur ont élu domicile dans le 06. Qui peut donc être qualifie d’eldorado pour les privilégiés.
Des revenus très inégaux
Nous avons ainsi un grand regroupement des plus aisés vers la Méditerranée. De l’autre côté, le « Rapport sur les inégalités en France » sorti le 3 juin plaçait l’espace maralpin comme l’un « des plus inégalitaires de France ». De nombreuses villes affichent en effet de fort taux de pauvreté, notamment chez les plus jeunes. À Nice par exemple, 30% des moins de 30 ans sont précaires, d’après les données de 2021.
Les recherches montraient une différence de revenus de 2.689 euros entre les 10% les plus riches et les 10% les moins bien lotis, soit tout de même 260 euros de plus que la norme française. On peut d’ailleurs ajouter que, toujours selon l’enquête, Saint-Paul-de-Vence est la commune la plus déséquilibrée, avec un delta de… 4.760 euros.



J’apprécie le commentaire précédent, néanmoins il faut aussi veiller à ne pas léser les autochtones et les gens aux revenus plus modestes au risque de voir les cultures locales disparaître et se retrouver comme certains quartiers de Nice en zone touristique.… Voir la place Garibaldi où tous les petits commerces ont disparus ou l’on ne voit plus les anciens boire leur café tout en jouant aux dominos ! Quel dommage !
C’est ce qui fait la force de notre riviera, ici les riches ont droit de vivre sans jugements, et la misère des plus pauvres est toujours plus douce au soleil, le tout étant source d’opportunités pour tous.