Face à un risque d’incendie jugé « très sévère », les 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône, dont les calanques et les Alpilles, sont entièrement fermés ce jeudi.
Cette décision intervient deux jours après un important incendie qui a parcouru 750 hectares jusqu’aux quartiers Nord de Marseille, semant la peur dans la population. Les autorités redoutent une reprise du vent dans l’après-midi, pouvant attiser d’éventuels départs de feu dans un département déjà très éprouvé.
Des massifs interdits d’accès par précaution
Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a confirmé la fermeture intégrale des massifs boisés, y compris les zones les plus touristiques comme le parc national des calanques ou les Alpilles. Cette mesure vise à limiter tout risque d’incendie supplémentaire dans un contexte météorologique encore tendu.
Sur le terrain, les pompiers restent en alerte. Ce jeudi matin, 120 soldats du feu poursuivent leur travail sur la commune des Pennes-Mirabeau, d’où est parti l’incendie mardi. “Ils ont travaillé toute la nuit pour éteindre complètement les braises qui subsistent”, ont indiqué les secours.
Une surveillance renforcée sur les zones brûlées
Malgré un risque jugé en baisse, les autorités ne baissent pas la garde. La priorité du jour reste d’éteindre les dernières braises et de prévenir toute réactivation, alors que les températures, bien que modérées, avoisineront les 30°C.
À Marseille, 58 marins-pompiers et 17 engins restent mobilisés. Leur mission : intervenir immédiatement au moindre signe de reprise. “Le risque faiblit même si le feu n’est pas encore considéré comme éteint”, précisent les marins-pompiers.
Une population éprouvée par l’incendie
L’émotion reste vive à Marseille, particulièrement dans le 16e arrondissement, durement frappé par l’incendie. Près de 90 habitations ont été touchées, dont 71 déclarées « non habitables » par la préfecture.
Après avoir titré « Peur sur la ville » mercredi, le quotidien régional La Provence consacre sa une de ce jeudi au « désespoir » des habitants sinistrés. Le traumatisme est palpable dans ce quartier du nord de Marseille, où les flammes ont laissé des cicatrices durables.
Avec AFP



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