La France a enregistré une nouvelle baisse de la natalité au premier semestre 2025, avec un recul de 2,2 % des naissances par jour. La tendance confirme le déclin démographique observé depuis plusieurs années.
Entre janvier et juin 2025, 317.340 bébés sont nés en France, contre 326.401 sur la même période l’année précédente, selon les données provisoires publiées jeudi par l’Insee. Cela représente une diminution moyenne de 2,2 % du nombre quotidien de naissances.
Ce nouveau recul pourrait conduire à un nouveau plancher annuel pour la natalité en France, déjà tombée en 2023 sous le seuil symbolique des 700.000 naissances.
Une baisse généralisée à travers le pays
Toutes les régions sont touchées par cette diminution, à l’exception des Pays de la Loire (+1,1 %) et de Mayotte (+1,3 %). Les baisses les plus marquées concernent les Hauts-de-France ( – 3,8 %), l’Auvergne-Rhône-Alpes ( – 2,8 %) et l’Île-de-France ( – 1,8 %).
En 2024, 49.600 bébés sont nés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 9.400 de moins qu’en 2014 (-17 % sur la période).
Ces territoires, parmi les plus peuplés, enregistrent des reculs notables qui pèsent sur les statistiques nationales, renforçant une tendance enclenchée depuis plus d’une décennie.
Juin en légère hausse, mais conjoncturelle
Sur le seul mois de juin, la natalité a connu une légère embellie avec une hausse de 2,6 % par rapport à juin 2024. Cette progression reste toutefois à nuancer, le mois de référence ayant été particulièrement bas, avec seulement 54.186 naissances recensées.
Depuis 2022, la natalité annuelle atteint des niveaux historiquement faibles. En 2024, elle a reculé de 2,8 %, avec 660.800 naissances, selon l’estimation révisée de l’Insee.
Un enjeu stratégique pour l’exécutif
Face à cette baisse persistante, le président Emmanuel Macron a évoqué l’an dernier un « réarmement démographique » pour tenter d’inverser la courbe. Parmi les pistes envisagées figure un nouveau « congé de naissance » destiné à remplacer le congé parental actuel.
Ce dispositif permettrait aux deux parents de bénéficier successivement d’un temps d’arrêt rémunéré, avec un niveau de soutien financier supérieur à l’indemnité actuelle de 456 euros par mois. L’objectif : encourager les naissances et soutenir les jeunes familles.
Avec AFP



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