En 2024, Paris était le département français le plus dangereux, selon les chiffres officiels de la délinquance. Mais juste derrière la capitale, se glissaient les Bouches-du-Rhône. Quant aux Alpes-Maritimes, elles se retrouvent également dans le top 10.
Voilà une question qui a son importance lorsqu’on déménage, ou tout simplement que l’on s’intéresse à la sécurité près de chez soi. Êtes-vous à l’abri dans votre ville ? Dans votre département ? Voire dans votre région ? Les chiffres annualisés des services du ministère de l’Intérieur peuvent en partie répondre à cette interrogation.
Et toutes les collectivités françaises n’affichent pas le même taux de délinquance, loin s’en faut. C’est ce que démontre le classement de L’Internaute, qui s’appuie sur les statistiques officielles du SSMSI pour dresser sa hiérarchie.
Ainsi, la plus dangereuse serait, sans grande surprise, Paris, avec pas moins de 245.200 crimes et délits relevés l’an dernier. Surtout, cela donne un taux pour 1.000 résidents de 116, ce qui est extrêmement élevé en comparaison aux autres territoires. Car assez loin derrière, mais à la deuxième place tout de même, nous avons les Bouches-du-Rhône, où 80 habitants sur 1.000 ont subi des actes malveillants.
La région Sud face à la délinquance
Arrivent ensuite dans le top 5 « du pire » la Seine-Saint-Denis (76,74 ‰), le Rhône (70,45 ‰) et l’Hérault (62,33 ‰). De grandes différences donc entre les départements français. Mais si l’on dézoome et que l’on regarde au niveau régional, on constate que Provence-Alpes-Côte d’Azur est mal lotie.
Au-delà du secteur bucco-rhodanien, on retrouve les Alpes-Maritimes assez haut, au septième rang. Le taux d’agissements délictueux et criminels est de 58,6 pour 1.000 Maralpins, soit entre la Guadeloupe (61,97 ‰) et la Guyane (58,39 ‰). Dans le top 20, nous avons également le Vaucluse (55,7 ‰) et le Var (55,44 ‰), qui se suivent aux 16e et 17e places.
Les cambriolages et les vols pénalisent les Bouches-du-Rhône
Nous pouvons d’ailleurs préciser que les critères considérés sont les cambriolages, les agressions, le trafic de stupéfiants, les dégradations, les escroqueries ou encore les violences intrafamiliales. Pour les Bouches-du-Rhône, ce sont les larcins et les effractions qui pèsent le plus dans le bilan.
Ils forment environ 45 % des faits recensés, suivis du trafic et usages de drogues et des violences physiques. Ces trois catégories représentent plus des deux tiers des crimes et délits répertoriés aux alentours de Marseille et d’Aix-en-Provence.
On ajoutera que même les territoires moins peuplés, soit les Alpes-de-Hautes-Provence et les Hautes-Alpes, sont mal classés. Le premier cité est 29e, sur 101, avec un taux de 48,19 pour 1.000 âmes. Le second est 36e (44,87 ‰).





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