C’est l’une des principales craintes des Français, notamment au moment de partir en vacances. Leur domicile est-il bien protégé ? Aujourd’hui, aucun territoire n’est épargné, ce qui force de nombreuses personnes à se tourner bien davantage vers les dispositifs de surveillance.
600. C’est, d’après les décomptes du service statistique ministériel de la sécurité intérieure, le nombre de domiciles qui ont été cambriolés chaque jour (!) en France en 2024. Un total qui force bon nombre de nos concitoyens à s’interroger sur les moyens de se prémunir de ce fléau.
C’est d’autant plus vrai en cette période estivale, particulièrement propice aux « visites » impromptues. Selon le baromètre Odoxa-Groupe Goron révélé par Le Figaro, six personnes sur dix sont inquiètes pour la sécurité de leur habitation durant leur absence Depuis 2021, ce sentiment a grandi… de 10 points !
Moins de cambriolages qu’avant le Covid ?
Il faut dire que ces effractions ont progressé sur les dernières années. De 5,1 pour mille logements dans l’Hexagone en 2021, elles sont passées à 5,86 l’an dernier. Un chiffre néanmoins à nuancer car la comparaison comprend l’épisode des confinements en raison de la pandémie. Par rapport à 2019, on remarque une chute très nette de ces méfaits (6,5 ‰).
Cette anxiété se ressent avec une donnée clé : 74 % des Français ont décidé de mettre en place un dispositif de surveillance ou de protection. Cela va de la prévention avec le voisinage (52 %) à l’appel aux forces de l’ordre dans le cadre de l’opération « Tranquillité vacances » (27 %).
Rôle élargi pour les agents privés ? Les Français sont pour !
Certains vont même plus loin en investissant plus ou moins lourdement dans des systèmes d’alarme ou de télésurveillance. Ils sont 24 % à s’en servir aujourd’hui.
28 % des sondés confient la protection de leur résidence à des sociétés privées. Et ils seraient encore plus nombreux à vouloir donner un rôle plus grand à ces agents.
Plus de trois quarts des personnes interrogées sont favorables à ce qu’ils assurent la supervision de « quartiers entiers à la demande des riverains ». Elles sont huit sur dix à songer à agrandir le cercle à « l’ensemble d’une ville sur réclamation de la municipalité ». Ce qui comprendrait les parties communes des immeubles. Elles sont ainsi 75 % à vouloir faire appel à des « vigiles » dans les halls, afin d’éviter les occupations sauvages.
Avec quels moyens ? Ces entreprises de sécurité privées pourraient-elles armer leurs employés sur le terrain ? Présentement, ils n’en ont pas la possibilité, mais la majorité des Français (54%) est pour. Un tournant par rapport à l’an passé, lorsqu’ils étaient 51 % à répondre par la négative…
Quelle est la situation sur la Côte d’Azur ?
Ce problème de cambriolages est-il prégnant sur la Côte d’Azur ? Pas vraiment si l’on se fie à la moyenne départementale, qui est de 4 pour mille logements. Soit bien moins d’ailleurs dans le pays.
Pour prendre quelques exemples, Nice n’est pas une mauvaise élève au vu de sa démographie (5,42 ‰), tout comme Antibes (3,7 ‰), Cagnes-sur-Mer (3,95) et surtout Grasse (1,83 ‰).
C’est en revanche un peu plus négatif à Saint-Laurent-du-Var (6,2 ‰). La cité voisine de la Baie des Anges peut faire office de point noir chez les grandes localités maralpines. Dans une moindre mesure, nous retrouvons Cannes (5,6 ‰).










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