C’est en plein Carnaval que les Niçois ont pu à nouveau arpenter la bibliothèque Louis-Nucéra, la plus vaste de la Côte d’Azur. Après de longs mois de travaux et douze millions d’euros investis, la nouvelle mouture a-t-elle conquis les habitants ? On leur a posé la question…
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VOTRE AVIS SUR L’ACTU - Qu’ils l’aient attendu pendant presque deux ans ou viennent de la découvrir au hasard d’une balade, la plus grande bibliothèque du département attire déjà du monde, depuis son inauguration mi-février.
L’investissement mobilisé pour faire renaître le site serait, selon la municipalité, l’un des plus importants depuis quinze ans. Et il y avait urgence. Les infiltrations d’eau abîmaient les lieux et leurs collections depuis des années. La vétusté de l’endroit avait dans le même temps rebuté nombre d’usagers…
Sous la coulée verte, 4500 mètres carrés repensés s’étendent devant nous. Et la première chose qui frappe, c’est le changement de style ! Terminé les couleurs sombres, gris et rouge. Place à un grand hall beige et lumineux. Maryze, venue seule, est « scotchée » par l’architecture, qu’elle s’empresse de photographier, « les lumières sont douces, on se croirait en plein jour » malgré le souterrain.

Côté musique, les avis sont parfois mitigés. Entre les CD et les vinyles, Marc déambule avec sa liste de disques dans les mains et, un peu déçu, assure qu’il en trouve « moins qu’avant. Je sais qu’ils sont moins populaires, mais nous, les retraités, on a grandi avec ». C’est désormais la plateforme numérique, accessible sur tous les postes de travail, qui a pris le relais, avec des milliers d’albums disponibles à l’écoute.

Deux générations plus tard, des étudiants ont investi les nombreuses tables. Écouteurs vissés dans les oreilles, ordinateur tout chaud, Carla passe sa toute première heure dans la bibliothèque. Pour elle, c’est l’endroit parfait quand on cherche « un espace où l’on n’est pas obligés de consommer ».

Entre les bureaux, d’autres curieux déambulent dans les rayons. Nadège, la soixantaine, vient pour la première fois : « il y a une vraie offre de livres en gros caractères. C’est top, je n’ai plus envie de forcer sur mes yeux ».

Une « ludothèque », le coin des jeux de société, enrichit Louis-Nucéra. Et ce n’est pas pour déplaire aux jeunes parents. Anissa est venue spécialement avec son fils Aaron, affairé sur son puzzle. « On avait besoin de cet équipement, c’est important qu’il ait été développé. Ça fait partie des choses utiles que l’on attendait de redécouvrir » acquiesce-t-elle, satisfaite.

Plongés dans leurs ouvrages, ou le regard rivé sur des ordinateurs, certains visiteurs passent seulement faire un tour du lieu, ou font une escale du côté du nouvel espace d’expositions central, où l’on retrouve tableaux, sculptures et tablette géante. Une pause culturelle qu’apprécient une mère et son fils d’une dizaine d’années, dans un quartier, Riquier, que la maman estimait « assez pauvre en animation, pour rassembler les gens ».




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