Pour une grande majorité des indicateurs de la délinquance, Cagnes-sur-Mer se situe sous la moyenne. De bon augure pour cette commune proche de Nice… Avec, méfiance, plusieurs chiffres clés en hausse.
Au cours de sa campagne, Bryan Masson, le nouveau maire Rassemblement national de Cagnes-sur-Mer, avait notamment promis un renforcement de la police municipale. Le volet sécurité sera d’ailleurs un des thèmes particulièrement scrutés de la politique de l’élu azuréen. En attendant de pouvoir la juger, le ministère de l’Intérieur nous permet d’analyser le niveau de délinquance dans la commune de 2016 à 2025.
Les chiffres les plus récents sont tombés le 26 mars, presque deux mois après ceux du département. Ces derniers démontraient une résurgence des cambriolages et une nouvelle progression des agressions. Mais qu’en est-il dans la collectivité cagnoise ? Elle se révèle être plutôt une bonne élève.
Moins d’agressions et de cambriolages, mais…
Prenons les indicateurs importants de l’insécurité, comme les attaques en dehors de l’espace familial. Avec « seulement » 2,9 victimes pour 1000 habitants, elle est très en dessous des moyennes des Alpes-Maritimes (3,8 ‰) et de la France (3,2 ‰). Précisons toutefois que cela stagne en comparaison à 2024 (3 ‰).
Autre catégorie importante, les effractions, qui représentent parfois de gros points noirs pour les municipalités. La ville n’est pas épargnée, à l’instar de ses voisines (4,5 délits pour 1000 logements), dans la continuité du territoire maralpin (4,3 ‰), mais cela reste bien moins prégnant qu’en France métropolitaine (5,7 ‰). Elles ont tendance à augmenter (3,9 précédemment).
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C’est un peu la même chose pour les vols violents, qui passent de 0,5 à 0,6 pour 1000 résidents entre 2024 et 2025. Une dynamique inverse à la situation nationale (maintien à 0,7 ‰) et départementale (de 0,9 ‰ à 0,8 ‰), tout en étant encore inférieure à ces courbes.
Seul un indicateur est en baisse
Cagnes-sur-Mer est, comme la majorité des cités hexagonales, concernée par la forte hausse des violences sexuelles. Du fait, en partie, de la libération de la parole sur ces sujets, les dénonciations grimpent petit à petit, de 0,8 pour 1000 Cagnois en 2023 à 0,9 en 2024, avant une explosion en 2025 (1,4 ‰). À titre d’exemple, ce taux monte à 1,7 ‰ dans le 06.
Finalement, il n’y a presqu’une seule donnée à la baisse : celle des vols de voitures. Fléau régional, il n’est a priori pas un souci majeur ici avec 1,4 méfait pour 1000 habitants l’an dernier. C’est 19 de moins qu’en 2024 (-20,4%), à bonne distance des totaux maralpin (2,1 ‰) et français (1,8 ‰).



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