Un mois après son élection, Valentin Lopez prend ses marques à la tête de La Turbie. Dans Menton-Presse, le nouvel édile et VIe vice-président de la Communauté de la Riviera française fait le point sur ses grandes priorités de mandat.
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Un mois après votre élection, quel premier bilan tirez-vous ?
Intense ! Il y a tout un processus administratif après l’élection, puis rapidement la question du budget, qui est toujours un moment clé dans une mandature. Pour l’instant, nous avons repris celui qui fut travaillé par l’équipe précédente. On est dans une phase d’apprentissage des dossiers, mais aussi de formation, car mon conseil municipal est composé de nouveaux élus. On part vraiment d’une page blanche. L’objectif est de structurer tout cela pour pouvoir mettre en œuvre notre programme à partir de 2027.
Quelles difficultés rencontrez-vous en tant que maire ?
Le principal chantier du début de mandat, c’est la réorganisation du personnel. Plusieurs départs à la retraite ou mutations sont en cours, notamment au niveau des services techniques. Or, pour mener des projets, il faut des équipes solides. On recrute et on restructure.
Stationnement à La Turbie : vers la fin de la gratuité totale ?

Quel est le chantier prioritaire pour la ville ?
Pendant la campagne, la question du stationnement était centrale. Aujourd’hui, il est saturé, notamment parce qu’il est quasiment gratuit partout. L’idée est de « réguler » deux parkings centraux pour générer des recettes, notamment grâce au tourisme, et pouvoir ensuite réinvestir dans l’embellissement du village.
Le stationnement va devenir payant ?
On est encore en phase d’étude. Il y aura probablement une franchise pour les habitants. L’ambition est de protéger leur stationnement et de faire en sorte que les visiteurs contribuent au développement de la commune.
Logement : comment freiner l’envolée des résidences secondaires
Quelles sont vos autres mesures à court terme ?
Il y a une volonté de réaménagement du centre du village, travaillé depuis une dizaine d’années, mais jamais lancé. Il prévoit la sécurisation des voiries, la rénovation des trottoirs, du mobilier urbain, de la végétation. On veut enfin le mettre en œuvre, avec un premier phasage autour de la mairie. Le coût est estimé à environ 300.000 euros, donc cela dépendra aussi des recettes que nous pourrons générer.
On avance également sur la petite enfance. Il y a un manque de places en crèche, ce qui peut freiner l’installation de familles. Une étude des besoins sociaux est en cours avec le SIVOM pour adapter nos politiques aux attentes réelles des habitants.

Le logement est un sujet sensible sur la Côte d’Azur. Quelle est la situation à La Turbie ?
On compte environ 33 % de résidences secondaires. C’est un enjeu fort. On observe aussi une évolution des stratégies des promoteurs, avec des dossiers de plus en plus importants. Il faut mieux définir nos besoins grâce à l’analyse en cours, pour orienter les constructions vers du logement adapté à la population locale.
Et sur la sécurité ?
On ne peut pas parler d’insécurité. Il y a surtout des problématiques d’incivilités, de stationnement anarchique, de propreté. Ce sont des sujets du quotidien, mais globalement, la commune reste sûre.
Collaboration avec l’Agglo : la vision commune avec Alexandra Masson
Comment La Turbie peut-elle se démarquer sur le plan touristique ?
Nous avons un vrai potentiel, mais aussi des carences. Le Trophée d’Auguste n’a attiré que 17 000 visiteurs l’an dernier, ce qui est peu. On a pourtant des atouts forts : le patrimoine, le vieux village, et bien sûr la Tête de Chien, avec un panorama exceptionnel, peut-être le plus beau de la Côte d’Azur.

Quel projet justement pour ce site stratégique, qui devait accueillir un centre de cyclisme ?
Nous voulons en faire un espace à la fois environnemental, touristique et utile pour les habitants. L’idée serait de valoriser le site, créer éventuellement une crèche sur un des bâtiments, et développer un accueil du public avec des activités ou des expositions. Une partie du site pourrait aussi être rendue à la nature.
Quel rôle peut jouer la Communauté d’agglomération pour la commune ?
Pour l’instant, je suis dans une période de découverte. Je vais rencontrer les services et assurer la transition avec mon prédécesseur sur la délégation « environnement et cadre de vie ». C’est un outil important, notamment pour accompagner les villes sur des projets structurants.
Comment travaillez-vous avec la présidente Alexandra Masson ?
Le contact est très bien passé. On sent une volonté de dynamiser le territoire. Elle est force de proposition, notamment sur le dossier de la Tête de Chien. Elle joue déjà un grand rôle de coordination à l’échelle de la CARF.



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