Le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 a définitivement acté lundi l’exclusion de Nice pour les épreuves sur glace. L’ensemble des compétitions se concentrera finalement autour de Lyon suite au différend avec le maire Eric Ciotti sur la localisation du hockey. Cette validation de la carte des sites marque l’ouverture d’une nouvelle phase après des mois de fortes turbulences.
Le grand sourire affiché lundi sur la photo de famille à Charbonnières-les-Bains acte l’éloignement des anneaux olympiques de notre région. L’image réunissant présidents de régions, élus locaux et athlètes entérine la nouvelle armature des sites. Dans ce schéma, la capitale azuréenne disparaît totalement. La décision prise en mai dernier de rapatrier le pôle glace vers la métropole rhodanienne devient irréversible.
Ce transfert découle directement d’un désaccord avec le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti. Le point de rupture portait spécifiquement sur l’emplacement destiné au hockey. Edgar Grospiron, président du comité d’organisation, justifie cette concentration géographique à l’issue de son conseil d’administration. « C’est un concept beaucoup plus resserré, plus compact, qui va offrir une expérience olympique bien meilleure aux populations locales, aux spectateurs et aux athlètes », assure le dirigeant.
Une nouvelle direction après la crise
- Les joutes hivernales se dérouleront donc exclusivement dans un rayon maximal de trois heures autour de Lyon.
- Le dispositif s’appuie sur quatre pôles majeurs incluant la Savoie, la Haute-Savoie, le Briançonnais et Lyon pour héberger les compétitions et les villages des athlètes.


Cette avancée offre une respiration à un projet lourdement freiné par une profonde crise de gouvernance. Plusieurs démissions en cascade ont secoué le Cojop ces derniers mois. Le départ de Cyril Linette en février a particulièrement marqué l’organisation. L’ancien numéro deux a quitté son poste en raison de « désaccords insurmontables » avec le président Grospiron.
Un nouveau directeur général a pris ses fonctions le 15 juin pour stabiliser le navire. Il s’agit de l’ancien préfet du Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti.
L’ultime approbation attendue en juillet
La métropole lyonnaise doit encore finaliser ses choix d’infrastructures pour chacune des épreuves de glace. La recherche d’emplacements se poursuit pour implanter le village olympique et le hub média.
« On a validé les fondations, maintenant on va rentrer dans une phase de planification stratégique », précise Edgar Grospiron.
La carte des sites doit désormais recevoir l’ultime feu vert du Comité international olympique en juillet. Cette étape permettra de répartir en détail les sports.
Le freeride et le patinage synchronisé tiennent la corde pour intégrer l’événement. En revanche, le combiné nordique et le slalom parallèle en snowboard sont en passe de sortir du schéma.
Lundi, le Cojop a réaffirmé sa ligne directrice par communiqué. « L’objectif demeure inchangé : livrer en 2030 des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver responsables, innovants et fédérateurs, portés par les territoires alpins et l’ensemble du mouvement sportif ».
Nice-Presse avec dépêche






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