Après les débordements du match OGC Nice - OM, dimanche, qui ont fait les gros titres, le parquet de Nice a ouvert plusieurs enquêtes. Un premier suspect a déjà été interpellé alors que les policiers scrutent toujours les images de vidéo-protection.
La rencontre sportive entre les clubs de Nice et de Marseille se transforme en épisode judiciaire. Comme nous vous le rapportions dans cet article, les événements ont dégénéré après l’envoi d’une bouteille d’eau par un supporter sur le joueur de l’OM Dimitri Payet. En tribune présidentielle, le comportement du président marseillais est également pointé du doigt comme ayant pu lancer les hostilités.
« L’enquête devra déterminer la responsabilité des incidents »
Xavier Bonhomme, procureur de la République de Nice
Après la bagarre générale, qui a entrainé la suspension du match, le parquet de Nice a ouvert une enquête. Xavier Bonhomme, le procureur de la République, a précisé qu’elle « devra déterminer la responsabilité des incidents ayant opposés les supporters des deux clubs ainsi que, le cas échéant, des joueurs ou membre de l’encadrement des équipes impliqués dans des actes de violence ».
L’épisode a été suffisamment perturbant pour donner l’envie aux joueurs phocéens de retourner dans leur cité alors même que les Aiglons avaient repris possession du terrain, après 45 minutes d’arrêt de jeu.
Déjà une interpellation
Lundi 23 août, un homme de 28 ans a été interpellé et placé en garde à vue. L’individu aurait, selon les images, agressé un joueur lors de l’envahissement du terrain, même s’il reste présumé innocent.
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D’autres individus pourraient avoir du souci à se faire, notamment celui dont le lancer de bouteille a déclenché toute cette cohue.
Pour le moment, la justice a annoncé lundi 23 août l’ouverture de plusieurs enquêtes. Elles concernent des faits « d’entrée sur une aire de jeu d’enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition ; jets de projectiles présentant un danger pour la sécurité des personnes ; dégradations graves, violences volontaires aggravées et utilisation d’installation comme projectiles ».
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Les sanctions pourraient être lourdes. La peine maximale peut atteindre 3 ans d’emprisonnement et 45.000€ d’amende. À cela peut s’ajouter l’interdiction d’accès à une enceinte sportive pour une durée de 5 ans. La Ville de Marseille plaide pour un bannissement « à vie ».
Le dossier de défense des Aiglons
Les Niçois ont bien préparé leur dossier.
En prévision de leur convocation devant la Ligue, des images arrêtées montrant la responsabilité des Marseillais dans les événements de dimanche ont été compilées. Il s’agit de photos et de vidéos, relayées par nos confrères de RMC par ici.
De même, plusieurs supporters ont relayé sur Twitter des images abondant en ce sens.
🚨 À PARTAGER MASSIVEMENT #OGCNice
— Axel (@AxelNikaia) August 23, 2021
L’agression honteuse sur Justin Kluivert pic.twitter.com/WkVg8DTgEB
Charge aux instances de faire le tri parmi ces éléments histoire de déterminer avec précision les responsabilités de chacun, qui restent pour l’heure contradictoires.
Dans la presse, le maire Christian Estrosi dénonce ce mardi les agissements « vulgaires et inqualifiables » des Olympiens, en tribune présidentielle comme sur terrain, qui auraient été de nature « à mettre le feu aux poudres ».
Hier, le maire volait déjà aux secours de nos Aiglons et du président Rivère.
Ajustements sur la sécurité
Lundi après-midi, le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, a rencontré les dirigeants de l’OGC Nice. De cet échange a découlé la volonté d’installer des filets anti-projectiles dans « les plus brefs délais ».
Des parois en plexiglas devraient aussi venir habiller le parcage visiteurs situé entre les tribunes Ray et Garibaldi.
Pour l’heure, la tribune Populaire Sud ferme ses portes pour les quatre prochains matchs. Une décision ordonnée par la préfecture.
Des supporters s’expliquent
Alors que les deux clubs sont convoqués en commission de discipline mercredi 25 août par la Ligue de football professionnel (LFP), l’OGC Nice a tenu à s’expliquer par un communiqué. « Rien n’excuse les jets de bouteille dont plusieurs individus isolés se sont rendus coupables ».
Avant de compléter :
« Il n’en demeure pas moins que le point de bascule est l’attitude irresponsable de plusieurs membres du club marseillais »
l’OGC Nice dans un communiqué
Dans un message posté sur Facebook, La Populaire Sud, principal collectif de supporters ultras Niçois, a également condamné « fermement les jets de projectiles ainsi que l’envahissement du terrain ».
Le groupe, favorable à la décision d’installer des filets anti-projectiles, a également assuré que :
« À l’avenir, toute personne membre dont le comportement pourrait porter préjudice au groupe sera exclue »
La Populaire Sud, dans un communiqué





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