Sur le modèle du mur Oberkampf à Paris, le concept "Lou Bari" à pris place au coeur du Stockfish en début d'année. Les artistes se succèdent et apportent leur touche… Cette fois-​ci, c'est au tour de Andrea Ravo Mattoni.

En mars dernier, Skio se lançait parmi les premiers. La relève est maintenant assurée par le street artiste italien Andrea Ravo Mattoni. Ce mercredi 12 juin, il posait ses valises dans le hall d'entrée du Stockfish pour y réaliser sa nouvelle fresque. "Ici, j'ai voulu créer et mélanger les styles de deux peintres que j'aime beaucoup" détaille-​t-​il. "Il s'agit de Tiepolo et Velázquez".

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Photo : Nice-Presse

Un visage d'une femme est visible sur le mur. "C'est un peu comme une Marianne du futur, un hommage à la tradition française. Elle regarde la techno­logie, l'espace, ce qui va arriver, avec de l'espoir…". Cette œuvre a été créée avec l'aide d'une intel­li­gence artifi­cielle. "Depuis deux ans, je me concentre sur ça, je travaille avec. Je vois cela d'une manière très positive".

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Pour lui, il est important de montrer que "la techno­logie n'est pas une substi­tution de (son) travail. Finalement, les choses faites à la main sont encore plus impor­tantes. Dans le futur, elles devraient avoir une valeur énorme".

En Italie, en Belgique ou encore en France… Cet artiste a déjà réalisé de nombreuses fresques dans le monde, dont une à Antibes. À présent, il apporte donc sa touche au Stockfish ! Sa création s'inscrit dans le nouveau concept Lou Bari, dont César Malfi assure la direction artistique.

Pour rappel, ce projet est le petit frère niçois du célèbre mur Oberkampf, à Paris. Tous les trois mois, une référence du street art réalise une nouvelle fresque au même endroit. Les œuvres sont par consé­quent éphémères. Et attention, à l'occasion de chaque nouveauté, des anima­tions sont mises en place.

"Portée sociale"

Ce mercredi 12 juin, c'était la kermesse de Lou Bari ! "On l'a créée avec les services de la Ville. Je ne voulais pas que ce mur soit uniquement un espace d'exposition" détaille César Malfi. "Je souhaitais qu'il ait aussi une grande portée sociale, que ce soit un lieu de vie". 

Pendant que Andrea Ravo Mattoni travaillait, des enfants de l'association La Semeuse ont pu se rendre sur place et échanger avec l'artiste.

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Photo : Nice-Presse

Ces jeunes se sont initiés aux diffé­rentes techniques du street art. Plusieurs anima­tions étaient organisées : des dessins avec le Festival de la Craie, apprendre à graffer avec l'association Eveil Ton Art, un atelier "customise ta bombe de peinture" avec le collectif Octave Peinture "Chaque enfant a pu repartir avec un souvenir de cette journée". Et concernant le prochain mur ? "Ce sera Nadège Dauvergne, en octobre !"

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