La Ville va soumettre à un « accès restreint » une rue de l’hypercentre ravagée par la toxicomanie, avec des agents de sécurité privés (des policiers municipaux dans un premier temps) pour filtrer le passage. Une première, qui fait réagir.
L’annonce choc du jour, délivrée par Christian Estrosi : dès le mardi 15 juillet, la rue Tiranty, chamboulée par la drogue, sera « soumise à un accès restreint » (*). Cette artère de l’hypercentre, perpendiculaire de Jean-Médecin, sera ceinte de portiques et de barrières, le tout contrôlé par des vigiles, pour empêcher l’accès aux toxicomanes.
Un nouvel arrêté municipal est sur le point d’être signé. L’initiative faisant partie d’un plan plus large contre les nuisances urbaines, incluant également l’installation de grilles autour de l’esplanade précédant l’église du Voeu.
La réaction d’Éric Ciotti n’a pas traîné. « Je me suis rendu à plusieurs reprises sur place. J’ai saisi deux préfets successifs. J’ai vu, entendu, constaté. Je resterai pleinement mobilisé pour que les riverains ne soient plus abandonnés à ce double scandale : l’inaction d’hier, l’imposture d’aujourd’hui » tacle le député UDR du centre-ville, vendredi 11 juillet.
« Fermer d’autres rues ?»
« Des scènes invraisemblables se sont installées au cœur de Nice : consommation de drogue à ciel ouvert, insalubrité chronique, ambiance délétère. Un spectacle indigne d’une grande ville française, ressemblant parfois à des images de bidonvilles du Bangladesh. Face à cette réalité accablante, la mairie n’a strictement rien fait, sinon des effets d’annonce et des opérations cosmétiques. »
La collectivité dénonce, elle, le manque de moyens mobilisés par l’État, et l’absence d’une structure sanitaire adaptée. La préfecture des Alpes-Maritimes dément tout laxisme, et promet que « les opérations de la police nationale qui sont déjà menées le seront toujours ». Sans se prononcer, « pour l’instant » sur la fermeture de la rue.
Eric Ciotti poursuit : « cette pseudo-solution (…) ne traite rien, ne règle rien » et risque de « déplacer les problèmes quelques mètres plus loin, pénalisant ceux qui n’en peuvent déjà plus : les riverains, assignés à résidence dans leur propre quartier, et les commerçants, étranglés par une perte de clientèle aggravée. Une fois le problème déplacé, que faudra-t-il faire ? Fermer d’autres rues ?»
Et de conclure : « il ne revient pas à des sociétés privées de faire régner l’ordre dans notre ville ».
« Cosmétique » selon le RN
Le Rassemblement national 06 a également réagi, par la voix du conseil régional Laurent Merengone : « Au lieu de prendre le problème à la racine en menant une chasse impitoyable aux narcotrafiquants, le maire de Nice, comme ses amis Macronistes, ne prend que des mesurettes « cosmetiques » qui ne serviront à rien, à part déplacer le problème dans une autre rue !»
(*): « Elle ne sera désormais accessible qu’aux ayants-droits et aux personnes se rendant dans les commerces ou les cabinets médicaux. »



C’est aussi le manque de structures qui fait qu’à PONT MICHEL la mairie permet le déballage d’une « brocante -fonds de poubelles » à même le sol … Comme à Paris ?
Si il n’y avait qu’une rue … Ça serait le paradis ! Malheureusement, c’est aujourd’hui l’enfer partout, sauf quelques coins de ciel bleu dans des zones très restreintes comme la Prom’ ou la rue Paradis la bien nommée. 🇲🇫
Par l’entremise de Côté d’Azur Habitat et Erilia, des milliers de nouveaux « niçois » ont été installés dans la ville, et avec eux les trafics en tous genres. Estrosi a fait de Nice la ville aux 20 mosquées et salles de prières pour contenter ces nouveaux arrivants. Aujourd’hui, les trafics ont envahi tous les quartiers et ce n’est pas les épisodes joués par le maire et ses adjoints qui apporteront une fin heureuse. 🇲🇫