La mairie de Nice évoque davantage de moyens pour accompagner les plus pauvres, tout en promettant des mesures radicales contre « les réseaux de mendicité organisés » et les « fauteurs de troubles ». Certaines annonces pourraient provoquer de larges débats.
L’idée va faire parler, sans nul doute : dès le mardi 15 juillet, la rue Tiranty, chamboulée par la drogue, sera « soumise à un accès restreint » (*). C’est une première, cette artère de l’hyper-centre, perpendiculaire de Jean-Médecin, sera ceinte de portiques et de barrières, le tout contrôlé par des vigiles, pour empêcher tout accès aux toxicomanes. Un nouvel arrêté municipal est sur le point d’être signé.
Le dispositif fait partie d’un plan plus large contre les nuisances urbaines. À l’Hôtel de ville vendredi, Christian Estrosi a multiplié les annonces, aussi bien contre la drogue, l’ivresse publique, que la mendicité dite « agressive voire violente ».
« Solidarité renforcée»…

« Je fais la distinction entre la grande précarité des nôtres et l’arrivée de populations issues des pays de l’Est » a entamé le maire, promettant « un plan entre grande fermeté et ouverture ». Ainsi, « notre politique de solidarité sera toujours aussi généreuse, avec un CCAS solide, des subventions aux associations bonifiées et l’envoi sur le terrain de bus, pour écouter, aider et parfois assurer des soins ».
Différents services de l’action sociale sont réunis autour d’un groupement d’intervention dans les secteurs où se concentrent les sans-abri : Nice-Nord, Jean-Médecin, Garibaldi, Klein… « pour leur fournir un accompagnement personnalisé renforcé ». Dans le même temps, les distributions alimentaires sont centralisées au XVe corps, rue Dabray à la rentrée.
…et mesures coup de poing
Certes, mais « contre les individus violents, les bandes, les réseaux - très organisés - de mendicité agressive », la collectivité promet interpellations et démantèlement, en lien avec le Parquet.
Notamment par des mesures coup de poing : « nous n’avons pas réussi à obtenir l’évacuation des migrants autour de l’Eglise du Voeu. Alors nous allons ceinturer de grilles son esplanade », selon un calendrier qui n’a pas été précisé.
Christian Estrosi a étrillé en conclusion l’État, coupable, dit-il, d’avoir sabré dans les subventions de certaines associations, et laissé « certaines communes voisines, telles que Cannes et Antibes, fermer leurs places d’hébergement, soumettant Nice à une pression insupportable ». Et de promettre : « s’il n’assume pas ses responsabilités et qu’il faut aller au rapport de force, nous entamerons, très violemment, une action contre lui ».
(*): « Elle ne sera désormais accessible qu’aux ayants-droits et aux personnes se rendant dans les commerces ou les cabinets médicaux. »










Il ne faut pas riquier carrefour tnl on est envahi et la pm est absente.
Merci de prendre note pour la énième fois que nous ne voulons pas du clochard ivre et drogué qui souffle dans son pipeau Avenue Jean Médecin. Tous les riverains en ont assez ça fait 5 ans et tous les jours il est sous nos fenêtres . On appelle la Police Municipale non stop c’est infernal.