Qui règlera la facture, à la fin du fin ? Quel sera l’impact de tout cela sur l’environnement et l’économie locale ? Tout n’est pas encore très clair.
Dans les Alpes-Maritimes, plusieurs collèges volontaires vont expérimenter le port de l’uniforme. Le sujet faisait partie des points saillants de la dernière séance plénière du conseil départemental, vendredi 15 décembre.
Le président Charles Ange Ginésy a défendu « les nombreuses vertus » de cette tenue unique : « gommer les différences sociales, lutter contre le harcèlement, réaffirmer avec force nos principes républicains, apaiser le climat scolaire ».

« Cet uniforme ne règlera pas tout d’un coup de baguette magique, mais c’est un signe symbolique qui peut contribuer à nous remettre sur de bons rails » a-t-il encore fait valoir. La collectivité s’est portée candidate auprès de l’Education nationale pour effectuer ce test dans plusieurs de ses collèges.
À Nice, Alphonse-Daudet (rue de France) et Jean-Rostand (La Madeleine) sont concernés.
L’opposition des bancs écologistes, sans s’opposer au principe-même de la mesure, a soulevé plusieurs questions. « Quel sera le réel coût financier de tout cela quand l’Etat ne prendra plus en charge l’expérimentation ? On parle de 200 euros la tenue complète…» a soulevé la conseillère départementale grassoise Marie-Louise Gourdon. « Cela va-t-il coûter plusieurs millions chaque année au Département ? Et comment s’en débrouilleront les plus petites collectivités ?»
« On peut se poser des questions sur l’aspect écologiste de ces uniformes. Seront-ils vraiment fabriqués en France ? Avec quel respect de l’environnement ?»
Les familles doivent-elles payer ?
« Nous partageons ces questionnements » a répondu le président Ginésy. « Nous n’en savons pas bien davantage pour l’heure ».
« Le bon sens voudrait que les familles paient les tenues. Après tout, elles habillent déjà leurs enfants » a proposé Gaëlle Frontoni, vice-présidente du conseil départemental et proviseure du lycée niçois Calmette. « Il serait inconvenant que ce soit la puissance publique qui paye » abonde le maire de Cannes, David Lisnard.
Du côté de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le président de la Région Sud Renaud Muselier annonçait hier, le 18 décembre, que le lycée des Palmiers (Nice) prendrait part à cette expérimentation, en septembre 2024. Le coût sera de « zéro euro pour les familles » puisque « les lycéens recevront, pour la rentrée 2024, un trousseau financé par l’État et la Région ».
Toujours dans notre ville, Christian Estrosi a relayé auprès du ministère le candidature de quatre écoles primaires : Ronchèse (derrière Nice-Étoile), Fabron (collines), Bon Voyage 1 et 2 (Est) et celle du Bois-de-Boulogne (cité des Moulins).





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