Nice-Presse l’indiquait le 17 mai dernier : la mairie a fait le choix d’une transformation de la Villa Paradiso en antre de l’art contemporain, un virage qui serait opéré par un repreneur privé, le médecin et collectionneur Bernard Massini. Arnaud Frilley, voulait y proposer un « centre culturel international », mais son projet n’a pas été jugé à la hauteur par la municipalité, propriétaire du petit palais de Cimiez. Il a demandé à s’expliquer dans nos colonnes.
« Il convient de rappeler que le projet de l’Institut Rachmaninoff à Nice ne constitue en aucun cas l’établissement d’un conservatoire russe. S’il s’inscrit dans une filiation culturelle liée à l’héritage de Rachmaninoff, il ne présente aucun rattachement institutionnel, politique ou financier à la Fédération de Russie » commence par déminer Arnaud Frilley, qui assure n’avoir aucune proximité avec le régime de Vladimir Poutine.
« Lors de l’audition du 28 avril organisée par les services de la Ville, il a été expressément précisé qu’aucun financement d’origine russe n’était mobilisé pour la réalisation de ce projet. Le plan de financement a été présenté dans ses grandes lignes : il repose sur le soutien de grands mécènes français et internationaux, reconnus pour leur engagement dans le domaine culturel ». Sauf que la Direction générale des services a évoqué dans Nice-Matin l’opacité de cette organisation.
Il s’en explique, mais reconnaît que les éléments transmis n’étaient pas exhaustifs : « Pour des raisons de confidentialité, les noms et montants précis n’ont pas été divulgués à ce stade, l’expérience ayant démontré que des documents à caractère confidentiel transmis à la Ville ont pu être diffusés de manière non encadrée. »
Autre hic soulevé par la mairie, celui des chantiers qu’il aurait prévu pour cette propriété classée et protégée. « Concernant le projet de création d’un parking, celui-ci a uniquement été envisagé en réponse à la suppression par la mairie de l’ensemble des places de stationnement situées autour de la Villa Paradiso. Il ne constitue en aucun cas une condition essentielle à la réalisation du projet, qui demeure parfaitement réalisable sans cet aménagement » veut nuancer Arnaud Frilley.
« Enfin, il est essentiel de souligner que le projet de l’Institut Rachmaninoff ne saurait être considéré comme anecdotique ou accessoire. Il trouve son origine en février 2024 dans une visite du Maire de Nice à Paris, à l’initiative de laquelle cette ambition culturelle a émergé. C’est la Ville elle-même qui a proposé le site de la Villa Paradiso pour porter ce projet. Depuis plus d’un an, de nombreuses réunions, échanges écrits et oraux ont eu lieu avec les services compétents, l’ensemble des éléments ayant été dûment documentés et transmis aux interlocuteurs municipaux » affirme-t-il encore.
Reste que le dossier ne sera pas abordé vendredi en conseil municipal, selon l’ordre du jour qui nous a été transmis. Les élus seront amenés à débattre de la proposition du docteur Bernard Massini, mais pas de celle d’Arnaud Frilley.






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